L'ex-tennisman Yannick Noah chante sur la Place de la Bastille à Paris le 6 mai 2012, après l'annonce de la victoire de François Hollande au second tour de l'élection présidentielle
L'ex-tennisman Yannick Noah chante sur la Place de la Bastille à Paris le 6 mai 2012, après l'annonce de la victoire de François Hollande au second tour de l'élection présidentielle - Franck Fife AFP

avec AFP

Yannick Noah a poursuivi jeudi en diffamation devant la cour d'appel de Paris Marine Le Pen, relaxée en première instance, pour avoir qualifié l'ancien tennisman « d'exilé fiscal » qui a « planqué » son argent à l'étranger. La décision a été mise en délibéré au 14 mai. Les deux protagonistes, qui ont ces derniers jours échangé des amabilités par médias interposés au sujet de la chanson anti-Front national de Yannick Noah intitulée « Ma colère », étaient représentés par leurs avocats.

Sur le plateau du « Grand journal » sur Canal+ le 9 mars 2012, la présidente du FN était interrogée sur les personnalités préférées des Français, Yannick Noah, Zinedine Zidane et Omar Sy. Au journaliste qui lui demandait si l'immigration était une chance pour la France, Marine Le Pen avait rétorqué « deux exilés fiscaux sur trois, c'est pas mal », avant de s'en prendre plus précisément à Yannick Noah.

« Son argent il est planqué et qu'il n'en fait pas profiter les malheureux Français »

« Cela veut dire qu'au lieu de payer ses impôts en France, eh bien ce monsieur se permet de donner des leçons de morale », « de donner des leçons de charité et de partage alors que lui, il ne partage rien, que son argent il est planqué et qu'il n'en fait pas profiter les malheureux Français », déclarait celle qui était alors la candidate du FN à la présidentielle.

Contrairement à ce que soutient le chanteur, « les propos incriminés ne lui imputent nullement de commettre des faits pénalement sanctionnés de fraude fiscale », ont estimé les juges de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris dans leur jugement rendu le 25 juin.