Capture d'écran YouTube.
Capture d'écran YouTube. - 20 MINUTES

Un chat violenté. La mise en scène publiée sur Facebook est choquante. Dans une vidéo, on y voit un individu prendre un chat par la nuque et le lancer violemment contre la façade d’un immeuble d’une cité marseillaise. L’animal rebondit contre le deuxième étage et s’écrase sur le bitume. Le jeune homme, en survêtement bleu, ramasse le chat, miaulant de douleur, et le jette dans un bosquet.

Cet individu de 25 ans, qui se fait appelé «Farid de la Morlette» sur Facebook, a été arrêté par les policiers ce vendredi matin et a reconnu les faits en garde à vue. Son complice qui a filmé la scène est recherché.

La Fondation Brigitte Bardot, dévouée à la protection des animaux, va porter plainte contre lui pour «actes de cruauté», a annoncé à 20 Minutes son porte-parole, Christophe Marie. «Nous ne savons pas ce qu’est devenu l’animal. Nous y travaillons», a-t-il indiqué. En attendant, l’identité de l’individu, la vidéo et le dossier ont été transmis à l’avocat de la fondation.

«Une bonne raclée»

Le garçon qui s’est mis en scène dans la vidéo l’a publiée sur son compte Facebook. Avant de la retirer et même de supprimer son compte, devant les réactions d’émotions, parfois démesurées, de nombreux internautes.

Car entre temps, son identité, son adresse et son numéro de téléphone ont été dévoilés sur une page Facebook réclamant «la prison» pour cet individu. En quinze heures, ce groupe avait réuni près de 30.000 adhésions. Des commentaires appellent clairement à la violence. Contacté par 20 Minutes sur le service de messagerie instantané de Facebook, l’administrateur de cette page ne se cache pas d’espérer que les «gens aillent chez lui […] pour lui donner une bonne raclée».

>> A lire sur 20 Minutes: Quand le web traque ceux qui maltraitent les animaux...

Une pétition demande à Manuel Valls et Christiane Taubira une «condamnation exemplaire». Vendredi après-midi, plus de 60.000 personnes l'avaient signée.

«Pas de vengeance»

«Nous avons reçu énormément d’appels et de messages. On doit aussi supprimer des commentaires sur nos réseaux sociaux pour ne pas alimenter la surenchère», reconnaît-on à la Fondation Brigitte Bardot. «On n’appelle pas à la vengeance», insiste-t-on.

De son côté, la police nationale avait indiqué sur sa page Facebook avoir transmis cette vidéo «à ses équipes PHAROS», une plateforme destinée à recevoir les signalements de contenus ou de comportements illicites sur Internet. L'auteur des violences risque jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.

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