Illustration police nationale.
Illustration police nationale. - Vincent Wartner/20 Minutes

Il relatait les faits divers des autres. Aujourd’hui, c’est son histoire qui rejoint les colonnes des journaux. Un journaliste de 62 ans à la retraite d'un journal local de la région de Blois (Loir-et-Cher), a été interpellé lundi par les policiers pour avoir braqué à cinq reprises depuis septembre 2013 des magasins de la ville, a appris 20 Minutes de sources policières.

«Il écrivait des chroniques judiciaires et traitait des faits divers. Il s’est approprié les compétences techniques qu’il relatait dans son journal» pour commettre ses méfaits, précise cette source. Le retraité agissait selon un «modus operandi» bien rodé. Au moment de la fermeture du magasin, il se laissait enfermer dans une cabine d’essayage ou dans la remise avant de sortir un «pistolet à poudre noire» et de braquer le magasin.

Enfermer les salariés dans une pièce

«Cet ancien chroniqueur judiciaire se grimait en portant une fausse moustache. Il faisait des repérages. Comme un vrai professionnel», a commenté une autre source policière.

«Il se faisait remettre les téléphones portables des salariés pour empêcher toute communication avec l’extérieur.» Puis enfermait les employés dans une pièce avant de voler la caisse et la recette de la journée.

8.000 euros de préjudice

Les policiers de la brigade de sûreté urbaine (BSU) de Blois l’ont arrêté lundi en flagrant délit, alors qu’il s’apprêtait à commettre un nouveau braquage. Au fil de ses méfaits, il aurait volé au total pour 8.000 euros en liquide. Il aurait confié aux policiers avoir agi ainsi en raison de «difficultés financières».

L'homme a été écroué. Une information judiciaire a été ouverte.

Contacté par 20 Minutes, son ancien employeur, La Nouvelle République, «n'a pas souhaité communiquer». En revanche, de source interne au journal, on explique que ce journaliste n'appartient plus à la rédaction depuis «quelques années». Et qu'il n'était pas «spécifiquement en charge des faits divers» mais qu'il «lui était arrivé» d'en traiter.

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