Patrimoine: Explorez les cachettes de Paris et sa banlieue

PRATIQUE – Pour sa 3e édition, Paris Face cachée propose trois jours fin janvier de découvertes de coins insolites de la région…

Oihana Gabriel

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La Fondation Rosenblum, une galerie interdite au public, accueillera les Parisiens à l'occasion de Paris Face cachée les 31 janvier, 1er et 2 février 2014.

La Fondation Rosenblum, une galerie interdite au public, accueillera les Parisiens à l'occasion de Paris Face cachée les 31 janvier, 1er et 2 février 2014. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Accéder aux entrailles d’une confiserie, pénétrer dans une demeure magnifique du 19e siècle à Meudon, partir à la recherche du patrimoine magyar à Paris, arborer deux pavillons datant de l’Exposition universelle de 1878 ou se faufiler dans une fabrique d’instruments de musique en matériaux recyclés. Pas de rendez-vous précis, mais les dates sont prises: du 31 janvier au 2 février, les plus intrépides ont à nouveau rendez-vous dans des sites insolites de la capitale. Paris Face Cachée devait rester un événement éphémère. Mais le succès des deux premières éditions a convaincu ses initiateurs de renouveler l’aventure. Excepté quelques incontournables, notamment le plongeon dans un bunker sous la Gare de l’Est, pas de redite: 95% des 90 expériences proposées cette année sont des innovations. Et dans les nouveautés, artistes et nouveaux départements s’associent à ces visites insolites. Trois spectacles prendront ainsi place dans des lieux atypiques, bibliothèque et autre temple. Et des explorations mèneront les curieux jusque dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-d’Oise et même l’Essonne.

 

Plongeon dans une fondation d’art privée

Une lourde porte noire dissimulée entre deux tours du 13e arrondissement… donnant sur un tunnel sombre. C’est dans une fondation d’art contemporain privée et interdite au public que Jean-Bernard Bros, adjoint chargé du tourisme et des nouveaux médias locaux, a présenté mercredi midi les surprises promises par ces trois jours. «Je voulais changer l’idée du tourisme contemplatif en tourisme interactif», précise celui qui a lancé ce rendez-vous. C’est un ancien laboratoire photo de 1.600 m2 qui accueille aujourd’hui cette galerie secrète, la Fondation Rosenblum. Dans d’immenses cubes blancs, les visiteurs pourront donc apprécier des œuvres de deux jeunes collectionneurs, qui n’ont jamais été présentées au public. Notamment un abri anti-atomique, «déniché au fin fond des Etats-Unis, car il était difficile d’en trouver un après l’annonce par les Mormons de la fin du monde en 2012», s’amuse Caroline Pons-Hollande, curatrice de la Fondation. Un peu plus loin, c’est un peintre noir qui observe les visiteurs… En réalité une œuvre de Duane Hanson pour le moins réaliste. «Attention à la peinture fraîche», ironise Jean-Bernard Bros. Tandis que la curatrice raconte: «pour l’anecdote, quand Steve Rosenblum l’a mis dans son salon, sa mère a critiqué ces ouvriers "qui ne disent pas bonjour "…»

Pas de lieu précisé avant d’avoir acheté son billet

Les organisateurs se veulent le plus flous possibles pour que le rendez-vous suscite la curiosité… et que ces sites, souvent interdits au public, restent anonymes. Il faudra donc deviner lieu et thème en fonction des énigmes sur le site www.parisfacecachee.fr avant de s’inscrire. Et dégainer rapidement. Car, revers de la médaille du succès, les réservations sont prises d’assaut. C’est pourquoi la Mairie de Paris propose deux dates pour la billetterie: les 10 et 22 janvier. Un tiers de ces expériences sont gratuites, les autres vont de 2 à 26 euros. Pas d’inquiétude, le site identifie les parcours pour adulte, pensés pour les familles ou qui nécessitent moufles et bottes fourrées.

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