Le député UMP des Côtes-d'Armor, Marc Le Fur, lors du débat sur le mariage pour tous à l'Assemblée nationale.
Le député UMP des Côtes-d'Armor, Marc Le Fur, lors du débat sur le mariage pour tous à l'Assemblée nationale. - PIERRE VERDY / AFP

Certains font dans la sobriété avec un efficace «Bonne année!». D’autres dans l’originalité, à l’image de ce site qui vous propose de concocter le message personnel de François Hollande pour l’an neuf. Et puis, il y a les vrais stakhanovistes de la carte de vœux. Ceux qui mettent sur pied une organisation militaire pour envoyer leurs cartes. Député UMP des Côtes-d’Armor, Marc Le Fur fait partie de la dernière catégorie, avec plus de 3.000 cartes rédigées chaque année à la main. Il nous explique comment il s’y prend.

Quelle importance revêt la carte de vœux aujourd’hui?

Cela reste un moment important dans l’agenda politique. Même si, avec Internet, j’ai l’impression que l’on s’envoie moins de cartes imprimées, à l’ancienne. Dans mon cas, la carte de vœux est un moyen d’inviter les concitoyens à venir partager un morceau de galette des rois lors d’une petite cérémonie. J’y fais donc très attention.

Combien en écrivez-vous chaque année?

Entre 3 et 4.000, je pense.

A la main?

Bien sûr pour qu’elles soient toutes personnalisées. C’est normal. Je ne dois pas être le seul député à faire ça. Enfin j’espère… Quand on fait ce genre de métier, c’est normal. La carte en elle-même importe peu. C’est le témoignage qui compte, le message. Ainsi, on entretient un rapport de confiance avec ses électeurs. Et la confiance, c’est tout de même le propre de la vie politique.

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Comment vous y prenez-vous?

J’ai une petite organisation. Je commence un peu plus de deux mois à l’avance. J’ai un fichier. Et surtout, il faut une bonne mémoire. Envoyer une carte aux maires que l’on côtoie n’est pas compliqué. C’est différent pour les gens que l’on a vu une seule fois lors d’un rendez-vous dans la circonscription. J’essaye donc de noter régulièrement les informations que je reçois sur mes administrés.

Recevez-vous 3 à 4.000 cartes en retour?

Non. Les gens écrivent peu en retour. Celles que je reçois sont souvent des témoignages personnels et émouvants. En revanche, les gens viennent facilement à la cérémonie de la galette. C’est que la carte a produit son effet.

Vous êtes le seul député UMP dans votre département, acquis à la gauche. Vous pensez que c’est grâce à vos cartes de vœux?

Je n’irai pas jusque là. Mais je dirais que cela fait partie du rapport de confiance qu’il faut entretenir avec les électeurs.

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