En ce début d'année, les Français broient du noir. Leur moral est tombé à son niveau le plus bas en une vingtaine d'années, seules 30% des personnes interrogées se disant «optimistes» pour l'avenir, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

Ce résultat révèle un recul de 14 points de la proportion d'optimistes depuis la dernière étude, réalisée en août 2013, et de 19 points en un an: 49% des personnes interrogées disaient aborder l'avenir avec confiance en janvier 2013. Depuis la création de ce sondage par l'Ifop en février 1995, l'optimisme n'avait chuté qu'une seule fois à un niveau aussi bas, en août 2005. Ces chiffres viennent confirmer les résultats d'une enquête menée pour 20 Minutes révélant que 62% des personnes interrogées étaient persuadées du déclin de la France.

Le pessimisme culmine chez les retraités

Le pessimisme culmine chez les retraités (76%), les ouvriers (70%), les habitants de communes rurales (72%), et chez les sympathisants de l'UDI (83%), de l'UMP (82%) et du FN (77%). Toutes catégories confondues, seuls les proches du PS affichent majoritairement de l'optimisme (54%). Le recul de la confiance reste par ailleurs plus mesuré en agglomération parisienne (42% d'optimistes) et chez les sympathisants EELV (41%). Parmi les catégories socio-professionnelles, l'optimisme est le plus élevé chez les professions libérales et les cadres supérieurs (37%).

«Dans ce contexte très dégradé, la confiance dans le gouvernement se situe assez logiquement à un très faible niveau», relève l'Ifop. Seules 13% des personnes interrogées disent ainsi faire confiance au gouvernement au sujet de l'augmentation du pouvoir d'achat et 20% concernant la lutte contre le chômage. Par rapport à la précédente majorité, l'intégration des personnes issues de l'immigration (39%) et la lutte contre la pauvreté (27%) sont les deux seules catégories continuant à bénéficier d'un taux de confiance plus élevé.

La confiance dans la lutte contre l'insécurité plonge

A ces deux exceptions près, la confiance est à son plus bas dans tous les domaines, relève l'Ifop. La lutte contre l'insécurité est créditée d'un taux de confiance de 38%, contre 49% en janvier 2013 et 43% en janvier 2012, et la protection de l'environnement chute à 38%, «alors même que des écologistes sont présents au gouvernement», note l'institut.

A sa manière, l'exécutif tente d'inverser cette vague de pessimisme. lors des voeux présidentiels du 31 décembre, le chef de l'Etat a indiqué: ««Plus que jamais, il faut aimer la France. Rien n’est pire que le dénigrement de soi. La France, c’est une promesse, c’est un avenir, c’est une chance dans le monde d’aujourd’hui».

Méthodologie:
Sondage réalisé par téléphone les 20 et 21 décembre auprès d'un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
 

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