Lyon, le 5 mai 2013. Manifestation contre le mariage pour tous, ici Frigide Barjot.
Lyon, le 5 mai 2013. Manifestation contre le mariage pour tous, ici Frigide Barjot. - CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES

A l’Est, il y a du nouveau pour Frigide Barjot. Alors que 65% des Croates ont approuvé, par référendum dimanche, une révision de leur Constitution afin d’empêcher le mariage homosexuel, l’égérie française du combat contre le mariage pour tous remonte au créneau. Ce lundi matin, elle a décidé de relancer une pétition en ligne afin d’obtenir «l’inscription des origines homme et femme de l’humanité dans la Constitution française». A travers cette pétition, elle espère forcer le gouvernement à organiser un référendum comme ce fut le cas en Croatie.

«Cela fait plus d’un an et demi qu’on demande un référendum, confie-t-elle à 20 Minutes ce lundi matin. Mais dès le vote de la loi Taubira au Sénat, j’avais compris qu’il n’y avait plus de négociations possibles…» Aujourd’hui, la loi Taubira est votée et appliquée. Frigide Barjot change donc son fusil d’épaule pour aboutir à ses fins et demande l’inscription de la filiation dans la Constitution.

Le retour d’une union civile pour les couples du même sexe

«Le mariage, c’est la procréation, c’est la filiation, répète-t-elle. L’idée, c’est donc de demander de restaurer dans la Constitution la seule filiation homme femme en considérant que le mariage est le seul garant de la procréation biologique.» Se faisant, l’auteure de Confessions d’une catho branchée considère alors que la loi Taubira deviendrait anticonstitutionnelle.

«Dans notre pétition, nous demandons également que les couples de même sexe puissent bénéficier des mêmes droits que les couples de sexe différents. Ils pourraient bénéficier d’une union civile en mairie qui ne s’appellerait juste pas un mariage. La seule différence serait le livret de famille.»

Peut-être pas sous cette majorité…

Mise en ligne ce matin sur le site www.referendum-filiation.fr, le texte précise aussi que les couples de même sexe n’auraient pas le droit d’adopter des enfants.

Alors que toutes ses tentatives sont restées vaines pour tenter de forcer le gouvernement à faire machine arrière sur cette question, Frigide Barjot reste optimiste. «Seule la pression populaire peut faire changer les choses. Depuis le début, on me dit que c’est impossible. Mais la Croatie vient de prouver le contraire.» Et de conclure, «cela ne se fera peut-être pas sous cette majorité mais pourquoi pas sous la suivante…»

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