France: Plus d’un homme de 48 à 52 ans sur cinq n’a pas d’enfant

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Publié le 14 novembre 2013.

SOCIETE – Selon l’INSEE, l’augmentation des hommes n’ayant jamais vécu en couple est le principal déterminant de l’infécondité masculine…

De plus en plus d’hommes n’ont pas d’enfant. Par choix ou en raison des aléas de la vie. Selon l’étude de l’Insee France portrait social 2013, rendue publique ce jeudi, 21% des hommes nés entre 1961 et 1965 n’ont pas de descendance. En comparaison, dans les générations nées entre 1941 et 1945, cette proportion était de 13%.

Le fait de n’avoir jamais vécu en couple est le déterminant principal de l’infécondité masculine: ainsi, près d’un homme sans enfant sur deux n’a jamais vécu à deux. Or, cette proportion est passée de 5% pour les hommes des générations nées entre 1941 et 1945, et à 10% pour ceux nés entre 1961 et 1965. Les peu diplômés sont d’ailleurs moins souvent pères que les plus diplômés et ce, parce qu’ils vivent moins souvent en union. Une tendance que décrypte Luc Masson, de la division des enquêtes et études démographiques de l’Insee: «Depuis les années 80, la vie en solo a été favorisée par une moindre pression sociale vis-à-vis de la vie familiale et par un plus fort désir d’autonomie de la part de certains hommes». Certains seraient ainsi moins désireux de s’engager dans une relation de couple à long terme et d’autres n’auraient tout bonnement pas trouvé le conjoint idéal.

Un refus de la parentalité pour certains

Mais la hausse de l’infécondité masculine concerne aussi les hommes qui ont vécu en couple car en 2011, 12% d’entre eux n’avaient pas d’enfant. Une tendance en augmentation de 3 points par rapport aux hommes nés entre 1941 et 1945. «Ce phénomène pourrait traduite un refus de la parentalité plus fréquent que dans les générations précédentes, car rendu réalisable par le nouvel environnement sociétal et la généralisation des différentes formes de contraception», souligne Luc Masson. De plus en plus d’hommes ont ainsi fait le choix de privilégier leur vie de couple au lieu de fonder une famille, ou de mettre au premier plan leur vie professionnelle ou encore leur stabilité matérielle. Les difficultés biologiques rencontrées par certains pour avoir un enfant sont aussi à prendre en compte.

Des tendances qui distinguent bien les deux sexes, car la proportion de femmes nées entre 1961 et 1965 sans enfant était de 13%, soit un écart de 7 points avec les hommes…

Delphine Bancaud
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