VIDÉO. Libération des otages: Peut-on ne pas verser de rançon?

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Publié le 30 octobre 2013.

OTAGES - «Un groupe terroriste ne libère pas des otages pour nos beaux yeux», assure un ancien du renseignement...

L’information est tombée ce mercredi matin, alors que les otages n’étaient pas encore arrivés en France. Une rançon de 20 à 25 millions d’euros aurait été versée en échange de la libération des quatre Français enlevés en 2010 au Niger. La somme aurait même été payée par l’Etat français, selon le journal Le Monde.

«Il est impossible de savoir exactement ce qui s’est passé. Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs», lâche un ancien des renseignements. Mais «ce qui est évident, c’est qu’un groupe terroriste ne libère pas des otages pour nos beaux yeux» car «malheureusement, la vie d’un otage représente une grande richesse».

«Regarder du côté des sociétés qui employaient les otages»

Ainsi, il y a forcément eu compensation. Or, «à ma connaissance, il n’y a pas eu de libération de prisonniers. La France n’a pas non plus offert de panneaux publicitaires aux terroristes, qui ne sont pas devenus d’un coup nos amis», ironise le spécialiste.

Quant à la rançon, «elle n’a probablement pas été donnée par l’Etat»: «Le président Hollande a été très clair sur le fait que la France ne paierait pas. Et nous sommes dans une démocratie, où le politique a le dernier mot». Selon lui, «il faut plutôt regarder du côté des sociétés qui employaient les otages». Un avis qui rejoint celui de Pascal Lupart, président du comité de soutien de Serge Lazarevic, enlevé au Mali en novembre 2011, qui estimait dès mardi soir qu’«on se doute bien que c'est Areva qui a payé pour la libération des otages d'Arlit».

«Les prises d’assaut représentent un grand risque» 

Toujours est-il que la compensation est la voie favorisée pour obtenir la libération d’otages. «Les prises d’assaut représentent un grand risque à la fois pour la vie des otages et pour celle des soldats», commente Alain Rodier, directeur de recherche au centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Et de citer le cas de l’échec de l’opération pour libérer l’agent de la DGSE Denis Allex, qui s’était soldée en janvier par la mort de l’otage et de deux soldats. Le choix de l’intervention «reste très pratiqué dans des pays où les médias sont écrasés et ne pourront pas soulever les faits, comme en Russie», ajoute-t-il. 

En juin dernier, les pays du G8 - dont la France fait partie- s’étaient engagés à refuser tout versement de rançons à des  terroristes. Ils avaient également appelé les entreprises à «suivre ce principe».

* Enora Ollivier

 
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