Evacuation de la voiture dans laquelle un homme a été tué par balle le 26 octobre 2013, à Marseille.
Evacuation de la voiture dans laquelle un homme a été tué par balle le 26 octobre 2013, à Marseille. - BORIS HORVAT / AFP

avec AFP

Un homme de 34 ans a été tué samedi au petit matin, au volant de sa voiture, d'un coup de fusil de chasse tiré en pleine tête, dans son quartier, un petit ensemble posé sur les hauteurs du nord de Marseille.

C'est une riveraine qui a découvert, samedi vers 9h, la victime mortellement touchée au volant de son véhicule, phares allumés et dont le moteur tournait encore. Mais selon de premiers éléments de l'enquête de voisinage, deux coups de feu ont été entendus vers 3h15, et il se pourrait que l'agression ait eu lieu à cette heure-là, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

La Margeray, quartier populaire tranquille

La victime, née en 1979, a été touchée au travers de la vitre du véhicule, qui a été brisée. Une douille de calibre 12 a été retrouvée près de la Peugeot 207, a-t-on précisé.

Les faits se sont produits dans le quartier de Sainte-Marthe, dans le 14e arrondissement de la ville, à La Margeray, un ensemble de copropriétés populaire qui ne fait pas parler de lui, composé de petits immeubles surplombant la ville, et en premier lieu la grande cité des Flamants.

Samedi matin, les résidents observaient depuis leurs balcons les mouvements des enquêteurs, notamment de la police scientifique et de l'identité judiciaire. La scène était bouclée par les forces de l'ordre, et la presse tenue à distance par le cordon et des habitants, a constaté un journaliste de l'AFP. A la mi-journée, les pompes funèbres sont arrivées pour emmener le corps.

Aucun témoin à ce stade

L'homme, qui faisait partie d'une famille de commerçants bouchers, était peu connu des services de police et de justice, et pour des faits anciens. «Une petite condamnation pour violence et pour travail clandestin, nous ne sommes pas dans du grand banditisme», a précisé la procureure adjointe de Marseille, Catherine Alexandre, indiquant que dans l'immédiat aucune piste n'était privilégiée. «On saura quand on aura avancé», a-t-elle relevé.

L'enquête ne dispose d'«aucun témoin» des faits à ce stade, a ajouté la magistrate, qui s'est rendue sur place.

Très vite après la découverte, la famille a été sur les lieux. L'homme avait «a priori un domicile dans cette cité», selon Mme Alexandre.

Pas forcément un «règlement de comptes»

Selon une source proche de l'enquête, au vu du profil de l'homme et de l'arme utilisée contre lui, il ne s'agit pas forcément d'un «règlement de comptes» comme il s'en produit à Marseille, souvent sur fond de trafic de stupéfiants.

Les investigations ont été confiées à la brigade criminelle de la PJ de Marseille, déjà en charge de nombreux dossiers d'homicides par balles. Le préfet de police Jean-Paul Bonnetain était également attendu sur place.

Marseille et sa région ont été frappées depuis le début de l'année par une quinzaine de réglements de comptes. Mardi soir un homme connu pour de petits délits a été retrouvé tué par balles dans son appartement d'une cité de l'est de la ville, mais les circonstances en restent encore mystérieuses, même si, selon le parquet, «a priori, on s'oriente vers une affaire de trafic de stupéfiants».