Val-d'Oise: Les douaniers saisissent 23.357 jouets non conformes

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Publié le 24 octobre 2013.

REPORTAGE %u2013 La douane redouble d%u2019attention à l%u2019approche des fêtes de Noël%u2026

Il est 9h30 ce jeudi matin quand les douaniers de la «Task Force Dragon» pénètrent dans un entrepôt, en bordure de la zone industrielle de Louvres (Val-d’Oise). Entre les allées de cartons, le chef du dispositif, Bruno Collin, sait exactement où trouver la marchandise. Et pour cause: il y a trois semaines, ses services ont déjà saisi au même endroit des sacs de chaussures contrefaites.

Deux rangées à gauche. Puis un peu plus loin, sur la droite. Armé d’un cutter, il ouvre un premier carton. Bingo! Il en sort des peluches marron, aux faux airs d’ours brun. Pas d’étiquette et surtout au dos, sous une fermeture éclair, un boîtier non conforme censé accueillir des piles. Un jouet potentiellement mortel.

Des revendeurs à Aubervilliers

L’opération de ce jeudi, conjointement menée par la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a permis de saisir 23.357 jouets, a priori non conformes aux normes européennes, soit environ 20 tonnes. Ce qui représente, d'après des sources douanières entre 20.000 et 30.000 € à la revente.

A l’approche de Noël, les douaniers redoublent d’effort et concentrent leur attention sur ce type de produits ou «articles de bazar» en provenance de Chine et d’Asie. Dédouanés dans un autre pays européen, des conteneurs entiers se retrouvent chez des revendeurs d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avant d’alimenter les marchés partout en France, voire en Belgique.


Ces peluches, potentiellement dangereuses, n'iront pas sous les sapins de Noël. Alexandre Gelebart / 20 Minutes

«Il y a des risques chimiques et électriques qui peuvent finir en vrais drames. Certains jouets peuvent aussi être inflammables», rapporte Bruno Collin, à la tête de cette unité des douanes spécialisée dans la lutte contre les réseaux internationaux de marchandises frauduleuses.

Le risque de saisie est assumé

Puzzle en bois, peluches en mousses, dînettes aux pièces trop petites, voiturettes… La marchandise saisie fait l’objet de prélèvements qui seront envoyés pour analyse au service commun des douanes à Villeneuve-d’Ascq. «On vérifie qu’il n’y a pas de substances illégales contenues dans les plastiques ou les peintures des jouets. Les enfants pourraient les absorber», explique Séverine Dubus, chef de service du pôle produits industriels de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) en Seine-Saint-Denis.


Ces mini puzzle sont constitués de pièces trop petites pour les enfants. Alexandre Gelebart / 20 Minutes

Plus tard, dans la journée, les douaniers iront entendre la gérante de l’entrepôt, dont le «showroom» se situe à Aubervilliers. «Il y a tellement de conteneurs qui rentrent sur le territoire que ces réseaux chinois prennent en compte dans leur stratégie le risque de saisie et d’interception de la marchandise», explique-t-il.

La gérante risque tout de même la destruction des colis. Et une amende d’un montant de deux à quatre fois la valeur de la cargaison. «Parfois, ils préfèrent même détruire leurs invendus eux-mêmes. Tout est très bien calculé», souffle un douanier.

* William Molinié

 
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