Dominique Bourg.
Dominique Bourg. - DR

Comment les gens appliquent-ils ce concept d’économie circulaire dans leur vie quotidienne?

Beaucoup en font sans le savoir. Tout ce qui est B2C, «Business to customer», ou maintenant C2C, «customer to customer», comme le site d’’autopartage Blablacar ou AirBnB, sont des applications concrètes de l’économie de fonctionnalité. Ça cartonne et c’est très bien. Mutualiser un bien, c’est de l’économie circulaire.

Vous diriez que c’est une pratique qui entre peu à peu dans les habitudes des Français?

Par économie circulaire, beaucoup de gens entendent essentiellement le tri des déchets dans leur local à poubelles. C’est important, certes, mais il ne faut pas oublier que le premier des quatre «R»* est «réduire». Réduire sa consommation. L’économie circulaire n’est pas uniquement un problème technique, or cela passe aussi par notre façon de consommer. L’un des problèmes vient du fait que l’économie circulaire pas de définition précise et qu’elle ne signifie pas la même chose pour chacun.

Où en sont les industriels et les collectivités?

Il est important de sensibiliser les entreprises sur la question des ressources, qui ne seront pas toujours disponibles. La prise de conscience est déjà faite, y compris pour les collectivités, donc nous sommes sur la bonne voie. Disons que nous tendons naturellement vers le modèle d’économie circulaire car la société va nous imposer de prendre des mesures. Pour le climat c’est encore autre chose, le même niveau de conscience n’est pas encore atteint.

* Réduire, réutiliser, refabriquer, recycler

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