Affaire Leonarda à revivre en direct: Le père aurait menti sur les origines kosovares de la famille

130 contributions
Publié le 18 octobre 2013.

SOCIETE - L'expulsion d'une jeune Kosovare de 15 ans continue de susciter des remous...

Ce live est maintenant terminé, nous nous remercions de l'avoir suivi.

20h00: Le président du conseil général du Doubs défend le préfet

Le sénateur et président PS du conseil général du Doubs, Claude Jeannerot, a dénoncé jeudi les «anathèmes et condamnations prononcés» à l'encontre du préfet du Doubs, lors de la polémique suscitée par l'expulsion de la jeune Rom Leonarda Dibrani.

Il souligne que seule l'enquête administrative annoncée pourra «définir précisément les responsabilités de chacun».

18h57 : «Ma femme et mes enfants sont nés en Italie»
Les confessions du père de Léonarda filmées par l'agence Reuters:

18h50: Les policiers refusent de servir de boucs émissaires
«Ce n'est pas la police qui décide de l'heure du départ de l'avion. Nos collègues ont agi dans un souci d'humanité», a affirmé le secrétaire général de Synergie-officiers Patrice Ribeiro (2e syndicat d'officiers).
«Si on était intervenus à 6h du matin en tirant tout le monde du lit, on aurait dit que tout s'était bien passé?», a interrogé Nicolas Comte, porte parole du premier syndicat des gardiens de la paix Unité-SGP.

18h17: Le père et sa famille auraient été expulsés séparément
Le père a été expulsé le 8 octobre de France, la mère et ses six enfants le 9 octobre, précise l'agence Reuters.

18h16 : Personne ne semble parler albanais dans la famille
D'après Reuters, personne dans la famille ne semble en effet parler albanais. Les enfants parlent français, italien et un peu rom. Leurs noms - Maria, Leonarda, Roki, Ronaldo, Hasani et Medina - sonnent pour la plupart italien.

18h: Un faux certificat de mariage acheté à Paris
Selon BFMTV, le père de Léonarda admettrait avoir utilisé un faux certificat de mariage acheté pour 50 euros à Paris en 2011.

17h55 : 500 lycéens manifestent à La Rochelle
Environ 500 lycéens, selon la police et les organisateurs, ont manifesté dans les rues de La Rochelle, où un barrage filtrant a également été installé devant un lycée du centre.

Principalement issus des lycées Jean-Dautet, René-Josué-Valin et Saint-Exupéry, selon une source policière, les lycéens ont parcouru dans la matinée les rues du centre de La Rochelle, sans incidents. Une délégation a ensuite été reçue à la préfecture, a indiqué à l'AFP Elsa Hardouineau, trésorière nationale de l'Union nationale lycéenne (UNL), scolarisée au lycée Jean-Dautet.
 

>> Expulsions d'élèves étrangers: Les lycéens parisiens descendent dans la rue, lire notre reportage.


17h22: Le parcours du père de famille depuis son arrivée en France


16h57 : RESF et l'enseignante auraient donné leur accord pour l'expulsion
D'après Le Figaro, qui cite un compte-rendu interne de la police, «une enseignante accompagnant la sortie scolaire» et un «membre de RESF», Réseau éducation sans frontières, auraient «sollicité une prise en charge discrète» de l'adolescente.

16h54 : Un retour serait un désaveu, pour Bayrou

«S'il y a un retour immédiat ça veut dire un désaveu formidable de l'action publique», a déclaréFrançois. Bayrou lors d'une interview Indés Radios/Metronews/LCI, soulignant que «la loi doit être appliquée et respectée».
Mais l'ancien ministre de l'Education a également rappelé qu«il y a en France des règles (...) pour que ce ne soit pas à l'école ou dans le temps de l'école que ce genre d'arrestation» ait lieu, estimant que, dans ce cas précis, «les règles n'ont pas été respectées».

16h49: Seul le père serait originaire du Kosovo, le reste de la famille viendrait d'Italie
Selon une information Reuters, le père de Léonarda a reconnu auprès des autorités françaises avoir menti sur les origines kosovares de la famille.
«Toute la famille, ma femme et mes enfants, sont nés en Italie. Ils n'ont rien à voir avec le Kosovo», a raconté Reshat Dibrani à Reuters cité par Le Figaro.
Reshat Dibrani aurait quitté le Kosovo en 1973 ou 1974. «Les enfants ont peur parce qu'ils ne connaissent pas la langue, ici. Ils pleurent nuit et jour. Ils disent, 'Papa, qu'est-ce que tu nous as fait ?' Je leur dit que ce n'est pas ma faute mais celle de la France», témoigne-t-il.

16h41: «Manuel Valls doit démissionner», pour Jean-Luc Mélenchon
«L'irréparable a été commis, il doit démissionner, il n'est pas à sa place dans la façon qu'il a d'exercer cette responsabilité», réagit Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV, au sujet du ministre de l'Intérieur Manuel Valls. Le coprésident du Parti de gauche sur BFMTV a appelé les lycéens à aller manifester demain. Il sera présent au rassemblement prévu vendredi à la Bastille.
«Demain il faut y être. Ecoutez-moi bien, les gens qui m'écoutez, demain si vous le pouvez, c'est votre devoir d'être dans la rue avec nos jeunes», a déclaré Jean-Luc Mélenchon.

16h26: Ambiance sur place

15h40: Fillon appelle à une politique européenne sur les Roms
«Qu'attend-on de la Commission européenne aujourd'hui? (...) Qu'elle propose une politique globale sur la question des Roms, avec des actions crédibles, c'est-à-dire contrôlables, d'intégration dans les pays d'origine, des échanges d'information entre Etats membres, et une coopération renforcée en matière policière et judiciaire», a déclaré François Fillon dans un discours au cours d'une visite à caractère européen à Bruxelles.

15h25: La Fidl évoque 10.000 manifestants et appelle les lycéens à se mobiliser vendredi
Le syndicat lycéen la Fidl «se félicite», dans un communiqué, de la mobilisation de ce jeudi, évoquant le chiffre de 10.000 manifestants à Paris. La Fédération «appelle tous les lycéens à manifester demain (vendredi) partout en France afin de montrer leur volonté de voir revenir les lycéens expulsés et empêcher que de tels actes puissent se reproduire». A Paris, la manifestation prévue partira de la place de la Bastille à 13h.
Selon BFMTV, L'UNL, L'Unef et la FSU (lycéens, étudiants et enseignants), manifesteront demain aux côtés de la Fidl.

 

>> Khatchik, lycéen arménien expulsé: L'autre affaire Leonarda

15h15: La police a dénombré 2.500 lycéens dans la rue ce mercredi à Paris
La Fidl, elle, avait comptabilisé 6.000 manifestants.

15h04: Le syndicat des personnels de direction de l’Education nationale dénonce les «blocages»
Dans un communiqué, le SPDEN dénonce l’interruption du «fonctionnement de plusieurs établissements» par «des organisations qui s’arrogent le droit d’imposer leurs revendications en interdisant par des "blocages" le droit aux lycéens de suivre leurs cours».
 

14h55: Le secrétaire national du SNES-FSU «comprend l’indignation» des lycéens
«Je comprends l’indignation (des lycéens), je la partage et je suis quand même fier».Interrogé sur RTL, Daniel Robin explique que les enseignants sont également «en profond désaccord avec l'objectif qui a été celui qui a conduit à l'arrestation de Leonarda». «Et nous sommes profondément écœurés de la méthode qui a été utilisée pour le faire», ajoute-t-il. «Un enfant qui est scolarisé ne doit pas être privé de ce droit qui est pour moi, un droit universel», poursuit le secrétaire national du SNES-FSU.
 

14h40: Des élus d’Ile-de-France demandent l’arrêt des expulsions de lycéens
Dans une tribune publiée sur Mediapart, ces élus se saisissent du cas du jeune Khatchik, 19 ans, expulsé vers l’Arménie le 12 octobre 2013. «Nous nous adressons au président de la République pour permettre le retour en France de Khatchik, comme cela a été possible pour Suzilène, Taoufik, Mohamed, Ilyes et Najlae lycéens de toute la France, expulsés puis revenus grâce aux mobilisations entre 2005 et 2011». «D’autres lycéens sont aujourd’hui concernés par cette situation. Nous affirmons tous ensemble que nous mettrons tout en œuvre pour protéger les lycéens sans papiers parisiens. Pour nous, le droit à la scolarité et à la vie en famille n’est pas négociable».
Le texte a été par les candidats à la mairie de Paris Anne Hidalgo (PS), Christophe Najdovski (EELV), Danielle Simonnet (PG), ainsi que par plusieurs membres du Conseil de Paris et de la Région IdF.
 

13h54: «Il faut arrêter ces rafles», réclame Benbassa
«Il faut arrêter ces rafles!», écrit a sénatrice écologiste Esther Benbassa dans un billet sur le site du Huffington Post.

«Moi qui pensais que la France n'avait pas perdu la mémoire de sa sombre histoire, j'étais loin d'imaginer qu'en 2013, en tant que parlementaire, élue du peuple, je serais témoin d'une rafle.», ajoute-t-elle.
«Je me réjouis néanmoins de la réaction du Premier ministre qui a rappelé que l'on ne pouvait légalement arrêter un mineur dans une enceinte scolaire», a poursuivi la sénatrice du Val-de-Marne. «Je note tout de même au passage que Manuel Valls n'a pas encore reconnu cette erreur administrative».
 

13h40: Les Galeries Lafayette sont fermées.
Selon notre reporter sur place, la fin du cortège officiel se tiendra à Saint-Augustin. Et les lycéens entonnent en choeur des cris rendant hommage à Khatchik Khachatryan, lycéen de dix-neuf ans, expulsé samedi dernier.

13h02: L’UNI-lycée déplore la «prise en otage des lycéens par une minorité ultra-politisée»
L’UNI, organisation classée à droite, dénonce dans un communiqué «la prise en otage des lycéens par une minorité ultra-politisée» alors que des lycées sont bloqués à Paris et qu’une manifestation est en cours pour réclamer le retour d’élèves expulsés. L’Union juge que l’affaire Leonarda «ne concerne en aucun cas les lycéens» et «demande au ministre Vincent Peillon de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire ré-ouvrir les derniers lycées bloqués».

12h50: Le cortège des lycéens arrive place de la République à Paris

.

12h40: 6.000 lycéens manifestent à Paris, selon le syndicat lycéen la Fidl

.

12h15: Ayrault répète que le gouvernement «prendra ses responsabilités»
«Il y a une enquête, dont les résultats seront connus demain (vendredi)», a commenté le Premier ministre en déplacement à Alfortville. «Nous prendrons nos responsabilités», a-t-il ajouté, confirmant ses propos de la veille à l'Assemblée, quand il avait assuré que «s'il y a eu faute, l'arrêté de reconduite à la frontière (de Leonarda et sa famille) sera annulé».

12h10: Jean-Marc Ayrault: «Il n'y a pas d'opposition entre humanisme et fermeté» au gouvernement
Interrogé par des journalistes en marge d'une visite dans l'ancienne maison de l'Abbé Pierre à Alfortville, le Premier ministre a affirmé qu'il n'y avait «pas d'opposition entre humanisme et fermeté» au sein du gouvernement car «les deux sont importants». «Nous sommes dans un état de droit qui a ses règles et ses valeurs», a-t-il poursuivi, ajoutant qu'à «chaque situation, il faut appliquer le droit» avec «humanisme».

.

11h05: Valls a «franchi la ligne rouge deux fois», sans réaction de Hollande, déplore Mamère
Pour Noël Mamère, «M. Valls creuse le même sillon que celui de Sarkozy». «C'est au président de tirer les conclusions, mais est-il capable de tirer quelque conclusion que ce soit, puisque c'est la deuxième fois que Manuel Valls fanchit la ligne rouge, et pour la deuxième fois le président de la République reste taisant ou son silence vaut consentement», a-t-il ajouté, auprès de l'AFP. «Ce qui s'est passé dans le Doubs avec cette jeune fille (Leonarda) est insupportable», a estimé le maire de Bègles. «La police est allée chercher cette jeune fille comme si elle était à l'école, puisqu'elle était en sortie scolaire. C'est la traduction d'un état d'esprit, d'une atmosphère délétère et viciée, qui a été instillée par Valls», a-t-il accusé.
«Il est urgent que cette famille puisse revenir en France, puisqu'on était à la veille de sa régularisation (...) On est vraiment dans une situation qui aurait fait descendre les gens de gauche dans la rue si la droite l'avait fait», a ajouté Noël Mamère, qui a récemment quitté EELV. «Ma conclusion, c'est que c'est vraiment difficile d'être de gauche aujourd'hui quand on n'est pas de droite», a ironisé le député.
 

10h50: Martin Hirsch: «Lampedusa, ça me fait plus de chose que cette histoire»
«Tout le monde parle (de cette affaire) sauf qu’on ne sait pas tout», a déclaré Martin Hirsch, président de l’agence du service civique et ex-ministre, sur BFMTV. «Il y a trois endroits où il ne faut pas aller chercher les sans-papiers», a-t-il toutefois ajouté: «les centres d’hébergements, l’hôpital et l’école. C’est important pour la démocratie». «La loi ce n’est pas la dictature, et on verra si ceux qui hurlent et qui font la loi ont envie de la changer», a-t-il poursuivi, soulignant que « Lampedusa, ça me fait plus de choses que l’histoire du Doubs ».
 

10h10: Valls  répond aux critiques: «Il faut une politique qui respecte la loi, le droit, l'homme»
Le ministre de l'Intérieur, en déplacement aux Antilles a indiqué vouloir mener «une politique assumée et ferme» au sujet des «flux migratoires», et attendre les résultats de l'enquête administrative ouverte mercredi.


10h05: Le père de Léonarda, un homme «au caractère bien trempé», qui «frappait ses enfants»
Selon une enquête de RTL, le père de Léonarda, âgé de 43 ans, a été convoqué à deux reprises devant un juge pour enfants en début d’année, pour violences. Mais Léonarda et sa sœur aînée se seraient rétractées. Toujours d’après la radio, l’homme a fait part d’un manque de «volonté claire d’intégration», ce qui, «couplé à la violence», «pourrait expliquer pourquoi toutes ses demandes de régularisation ont été rejetées».

9h58: Si Léonarda revient, Valls démissionnera, dit Baroin
Si la famille de Leonarda revient, comme l'a promis Jean-Marc Ayrault en cas de faute avérée dans la procédure d'expulsion la visant, «ce sera la double peine pour ce gouvernement», a dit l'élu de l'Aube sur Europe 1.


«La personne expulsée, avec la douleur que ça représente, reviendra dans des conditions tellement médiatisées que ce sera un échec global de la politique de reconduite aux frontières», a averti l'ancien ministre. Or «la force du droit doit s'imposer au droit de la force». Selon lui, ce retour, s'il devait s'opérer, «poussera automatiquement le ministre de l'Intérieur à la démission».
 

9h35: Quatorze lycées parisiens sont désormais bloqués, précise le rectorat
Des manifestations sont aussi en cours devant les lycées Voltaire (11e) et Turgot (3e), ont constaté des journalistes de l'AFP.

>> L'affaire Léonarda, révélatrice de la «Valls hésitation» de François Hollande: Lire la revue de presse

9h15: Le porte-parole du PS David Assouline brocarde les propos de Jérôme Chartier

Jérôme Chartier, proche de François Fillon, a estimé plus tôt que le droit devait «s'appliquer» (lire post de 9h08).

9h10: Najat Vallaud-Belkacem évoque des faits «éminemment choquants» s’ils sont avérés
 «Si les choses se sont passées telles qu'elles sont décrites ici ou là, c'est-à-dire si on est allé arrêter un car scolaire et extirper une enfant au vu et au su de ses camarades, alors elles sont éminemment choquantes, mais aujourd'hui il n'est pas avéré qu'elles se soient passées comme ça», a déclaré la porte-parole du gouvernement sur RTL. «On peut décemment attendre les résultats de l'enquête avant de s'exprimer», a-t-elle ajouté. Elle a estimé que «l'école doit être sanctuarisée. Aller chercher un enfant à la porte de son école ou dans une activité périscolaire ne fait pas partie de nos façons de faire».
 

9h08: Leonarda ne doit pas rentrer en France selon Jérôme Chartier
Sur i>TELE, le proche de François Fillon a évoqué, s'agissant de l'immigration, «la politique de l'élastique», tiraillée entre «les statistiques, on doit être ferme» et «les situations individuelles comme celles de Leonarda, qui sont émouvantes bien sûr», mais face auxquelles ont doit «appliquer le droit». Il a cité la circulaire de 2005, mise en oeuvre par la droite, demandant de ne pas interpeller en milieu scolaire et a renvoyé à l'enquête administrative dont les résultats sont attendus vendredi.
Jérôme Chartier s'est inquiété d'avoir entendu des socialistes «dire: il faut annuler le retour dans son pays d'origine» et «ces mêmes socialistes , qui voulaient faire preuve sans doute pour des raisons politiciennes d'une humanité affichée, sont les premiers à dire il faut rester très ferme dans la politique de l'immigration».
 

9h: Le gouvernement se «grandirait» avec le retour de Leonarda, selon Pascal Durand
Sur France Info, le secrétaire national d’EELV a vu dans l'expulsion de l'adolescente «une erreur, une faute. Il faut la faire revenir maintenant, le gouvernement se grandirait à le faire». Plus généralement, il demande «l'arrêt des expulsions de mineurs», alors «qu'il y a plus de 40 mineurs qui ont été expulsés en France alors qu'ils étaient scolarisés». «Il ne faut pas que Leonarda soit l'arbre qui cache la forêt, et la forêt, elle n'est pas très belle en ce moment», a estimé Pascal Durand.
 

8h50: Des lycées sont bloqués à Paris
Quatre lycées, Maurice-Ravel (20e), Hélène-Boucher (20e), Charlemagne (4e) et Sophie-Germain (4e), étaient bloqués et les entrées «filtrées» dans deux autres établissements, selon le rectorat.

Avec AFP
publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr