L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, après une rencontre avec la présidente brésilienne Dilma Rousseff à Brasilia, le 22 octobre
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, après une rencontre avec la présidente brésilienne Dilma Rousseff à Brasilia, le 22 octobre - BIZERRA JR/EFE/SIPA

L'ancien président Nicolas Sarkozy, mis en examen pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt, a finalement bénéficié d'un non-lieu de la part des juges d'instruction bordelais en charge de l'affaire, Jean-Michel Gentil et Valérie Noël, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information révélée par Le Monde et Sud Ouest.

Selon les deux quotidiens, dix des onze autres mis en examen, dont l'ancien ministre du Budget Eric Woerth, sont en revanche renvoyés devant le tribunal correctionnel. Le seul autre à bénéficier d'un non-lieu est l'avocat fiscaliste Fabrice Goguel.

Charges trop faibles

L'ex-chef de l'Etat avait été mis en examen le 21 mars pour abus de faiblesse, sous le soupçon de s'être fait donner par Liliane Bettencourt de l'argent pour financer sa campagne électorale de 2007, alors même qu'elle était en situation de faiblesse psychique depuis l'automne précédent.

L'ensemble des protagonistes du dossier, pas forcément favorables pourtant à la personne de l'ancien président de la République, avaient commenté depuis lors que, quels que soient les soupçons, les charges pesant sur Nicolas Sarkozy étaient trop faibles pour le renvoyer devant un tribunal.

Le parquet avait requis un non-lieu

Le parquet de Bordeaux lui-même, après avoir requis un non-lieu, avait laissé entendre avec force qu'il ferait appel d'un éventuel renvoi de Nicolas Sarkozy devant le tribunal.

Les juges Jean-Michel Gentil et Valérie Noël se sont donc rangés à cette opinion dans leur ordonnance, rendue à l'issue de près de trois ans d'instruction du dossier, et malgré des rapports très houleux entre le juge Gentil et l'ancien président au moment de l'instruction.

L'ancien ministre Eric Woerth, qui aurait reçu des fonds en liquide de Patrice de Maistre, ancien homme de confiance de Lilianne Bettencourt, est renvoyé, de même que ce dernier, avec notamment l'artiste François-Marie Banier, dont l'amitié avec la milliardaire est à l'origine de toute cette affaire.

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