Enquête: Près de quatre chômeurs sur dix estiment être victimes de discrimination à l'embauche

EMPLOI D'après une enquête Ifop...

avec AFP

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Une agence de pôle emploi à Paris.

Une agence de pôle emploi à Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Près de quatre demandeurs d'emploi sur dix (37%) affirment avoir déjà été personnellement victimes d'une discrimination à l'embauche, selon une enquête Ifop pour le Défenseur des droits publiée lundi. Quatre sources possibles de discriminations sont désignées par plus de 20% des demandeurs d'emploi, avec par ordre d'importance: l'apparence physique (obésité, vêtements, etc.), le fait d'être chômeur, le sexe ou les origines (couleur de peau, nationalité, accent, etc.).

Viennent ensuite le handicap, l'âge avancé, le lieu d'habitation. L'orientation sexuelle, les opinions politiques ou syndicales sont très peu citées. Pour les demandeurs d'emploi résidant en Zone urbaine sensible (ZUS), les origines s'avèrent être le premier critère discriminant (48% contre 23% de la population des demandeurs d'emploi en France entière).

Comparativement, ces chômeurs déclarent cependant moins souvent que l'ensemble des demandeurs d'emploi avoir vécu une ou plusieurs discriminations (29% au lieu de 37%). Une majorité des demandeurs d'emploi concernés rapporte que la discrimination a eu lieu au moment d'un entretien d'embauche, davantage qu'à l'occasion de l'envoi du CV. Les habitants des zones rurales ou de ZUS témoignent beaucoup plus souvent d'une discrimination sur CV.

Etre enceinte, le critère perçu potentiellement comme le plus discriminant

De façon plus générale, 87% des demandeurs d'emploi considèrent que les discriminations sont fréquentes au moment d'accéder à un emploi. Etre enceinte est alors le critère perçu potentiellement comme le plus discriminant par les personnes interrogées. Sont ensuite cités l'âge, les critères physiques (obésité, handicap), une identité sexuelle transgenre, l'origine étrangère, le lieu de résidence et enfin le fait d'être syndiqué.

Ce sondage a été mené d'une part auprès d'un échantillon représentatif de 1.004 demandeurs d'emploi de la France entière, interrogés en ligne du 27 juin au 16 juillet, et d'autre part auprès d'un échantillon de 502 chômeurs résidant en Zone urbaine sensible, questionnés par téléphone du 27 juin au 4 juillet.

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