Cécile Bourgeon, mère de la petite Fiona et son avocat, Gilles-Jean Portejoie, lançait, le 16 mai 2013, un appel pour que l'on retrouve sa fille.
Cécile Bourgeon, mère de la petite Fiona et son avocat, Gilles-Jean Portejoie, lançait, le 16 mai 2013, un appel pour que l'on retrouve sa fille. - THIERRY ZOCCOLAN / AFP

avec AFP

Deux mises en examen et un corps toujours introuvable. Jeudi, la mère de Fiona et son compagnon ont passé la nuit en détention provisoire alors que les fouilles reprendront dans la matinée pour retrouver le corps de la fillette, morte depuis le mois de mai.

Le compagnon de la mère de Fiona a été mis en examen pour «coups mortels» aggravés et incarcéré. La mère de l'enfant, Cécile Bourgeon, 25 ans, a de son côté été mise en examen pour quatre délits: «non assistance à personne en danger», «recel de cadavre», «dénonciation mensongère d'un crime» et «modification d'une scène de crime». Elle a écrouée à Lyon.

Le compagnon conteste la version de la mère

Berkane Maklouf, 32 ans, fait figure de principal suspect dans le décès de la petite fille, même s'il «ne reconnaît pas l'avoir frappée» et nie donc les accusations de sa compagne, selon son avocat, Mohamed Khanifar. Il a été mis en examen pour «coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner», sur mineure de moins de quinze ans et par personne ayant autorité, un crime puni de 30 ans de réclusion.

Pour avoir négligé de prévenir les secours puis enterré le corps, aux côtés de Cécile Bourgeon, il est également mis en examen pour «non assistance à personne en danger» et «recel de cadavre».

Berkane Maklouf va collaborer aux recherches

Berkane Maklouf reconnaît que Fiona a reçu des coups dans les jours précédant sa mort mais «nie farouchement» en être l'auteur. Il affirme, selon son avocat, que «l'enfant s'est étouffée dans son vomi. Ils l'ont trouvée le matin dans cet état et ont paniqué», a ajouté l'avocat, évoquant un «accident domestique».

De leur côté, les enquêteurs continueront de rechercher le corps de l'enfant près du lac d'Aydat, dans le Puy-de-Dôme. Les fouilles menées jeudi se sont révélées infructueuses, faute d'indications précises de Cécile Bourgeon. Berkane Maklouf a décidé dans la soirée de participer à ces recherches, pour montrer sa «volonté de collaborer» et tenter de se disculper des coups, mais il ne le fera pas dès vendredi, a annoncé son avocat.