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* Christine Laemmel

Le Sénat a tranché. Et adopté l’amendement ouvrant à la concurrence la vente de tests de grossesse. Résultat, les tests pourront désormais être achetés dans les supermarchés. Les Françaises seront-elles frileuses à se rendre ailleurs qu’en pharmacie ? Nous avons posé la question aux internautes de 20 Minutes.

«C'est discret, pratique et pas cher». Pour Christelle, internaute française expatriée aux Etats-Unis, le parlement français a vu juste. Rendant «commun» l’achat d’un test, comme c’est le cas depuis longtemps outre-Atlantique. Facilitant peut-être la démarche des plus jeunes «au lieu de les laisser dans l’ignorance», argue Jennifer sur Twitter. «Un petit tour au supermarché, caché entre le papier toilettes et le pack de coca», écrit Virginie.

«Les tests de grossesse ne sont pas des médicaments»

Seul bémol, elles se priveraient d’éventuels conseils, prodigués par le pharmacien et pas par «la caisse automatique», ironise un internaute. «Une jeune fille qui achète un test de grossesse suite à un rapport non protégé, explique Patrick dans les commentaires, pourrait apprendre du pharmacien le fonctionnement ou l'existence de la "pilule du lendemain", ainsi que d'autres choses sur les MST, etc.» Confirmation d’un autre internaute, pharmacien, qui affirme recevoir «régulièrement des clients qui ne savent pas lire ou ne pas se servir du test».

La notice suffira, semblent répondre un certain nombre d’internautes, quitte «à mettre en avant l’importance de voir un médecin si le test est positif». D’autant les pharmaciens ne seraient pas toujours loquaces. «Les deux fois ou j’en ai acheté, le pharmacien ne m’a pas donné de précision particulière», déplore Virginie. «Les tests de grossesse ne sont pas des médicaments, rappelle une internaute, tout comme les préservatifs qui se vendent un peu partout, et tout le monde sera d'accord pour dire que c'est une bonne chose.»