Drame de Marignane: Manuel Valls en appelle «au réveil des consciences et des esprits»

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Publié le 23 août 2013.

POLITIQUE - Il a rappelé que la France a besoin d’autorité et de règles...

Le fait divers de trop? La mort par balle jeudi soir d’un sexagénaire qui a tenté de rattraper deux braqueurs à Marignane a fait réagir vivement Manuel Valls. Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur a appelé à «un réveil des consciences et des esprits face à cette violence, face à des jeunes très jeunes qui n’hésitent pas à tuer un homme courageux, un héros». Ce sexagénaire avait tenté d’intercepter à l'aide d'une bombe lacrymogène deux braqueurs qui venaient de braquer un bureau de bar tabac. Gravement blessé par balles, il est décédé de ses blessures dans la soirée. L’un des braqueurs a été interpellé et l’autre est activement recherché, a-t-il confirmé.

«La violence est présente dans notre société depuis trop longtemps», a jugé Manuel Valls, ajoutant que «l’appât du gain, le trafic de drogue conduit à des actes de ce type». Il a appelé à «ne pas oublier ceux qui sont victimes de cette violence».

«Tout acte doit trouver une sanction au bon niveau»

Délivrant un nouveau discours plus global sur la délinquance, il a insisté: «Sur les questions de sécurité, il faut que chacun prenne bien conscience de la gravité de ces faits. Le pays a besoin d’autorité, de respect des règles, des normes, des principes de la loi. Tout acte doit trouver une sanction au bon niveau, tout acte délictuel doit être sanctionné dès le premier.» Pour lui, «c’est notre capacité de vivre ensemble qui est concernée. Il faut apporter une réponse, bien sûr elle n’est pas uniquement celle de la sécurité, elle est plus globale, c’est celle que le gouvernement met en œuvre.»

Et le ministre d’ajouter: «Il n’y a pas de zone de non-droit dans la république, il n’y a pas de fatalité face à  cette violence». Manuel Valls a par ailleurs annoncé que les représentants des buralistes, 137.000 en France, seront reçus par le délégué interministériel à la sécurité pour continuer de «sécuriser la profession».

Avec AFP
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