Saint-Denis: Couvre-feu à 20h pour les commerces pour lutter contre l'insécurité

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Publié le 23 août 2013.

SOCIÉTÉ - L'initiative fait débat...

Soixante-dix commerces de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) n'ont plus le droit, depuis le 27 juillet et pour trois mois, d'ouvrir après 20h à cause de nuisances liées à l'alcool et la drogue, a indiqué vendredi la mairie, confirmant une information du Parisien.

«Depuis le déplacement du commerce du crack de Stalingrad (dans le nord de Paris) aux environs de la gare en 2008, on a eu beaucoup de difficultés dans le quartier, qui était devenu un spot de ceux qui voulaient s'alcooliser sur la voie publique», explique Stéphane Peu, adjoint au maire.

De nombreuses échoppes, comme des salons de coiffure, des taxiphones ou des épiceries, vendaient illégalement de l'alcool. Des riverains excédés ont envoyés des pétitions et des courriels à la municipalité et à la police pour trouver un moyen de mettre un terme aux nuisances.

«Il y a eu une réunion avec le commissaire et une quarantaine de riverains. Après discussion, on a décidé de prendre un arrêté (municipal) de fermeture à 20H00 dans quatre rues, qui excepte les bars, les restaurants et les boulangeries», jusqu'au 27 octobre, poursuit M. Peu, soulignant qu'il s'agissait «d'une première» dans l'histoire de la commune qui abrite le Stade de France.

L'arrêté «n'a pas été attaqué devant les tribunaux»

Un second arrêté vise toutefois cinq bars nominativement, «des établissements multirécidivistes dans des affaires de tapage nocturne ou de stupéfiants», précise-t-on de même source.

Parmi les 70 enseignes concernées par l'arrêté, beaucoup baissaient habituellement leur rideau à 20 heures ou avant, souligne la mairie de cette commune de 100.000 habitants, qui précise que l'arrêté «n'a pas été attaqué devant les tribunaux».

La décision a été appliquée, «sauf cinq récalcitrants» lors de la première semaine, ce qui a contraint la police à mettre une dizaine de contraventions, préalable à des fermetures administratives.

La mairie communiste, qui avait choisi de ne pas communiquer l'arrêté à la presse fin juillet, juge après trois semaines la mesure «très positive», avec une forte baisse des nuisances et des dégradations sur la voie publique.

Une habitante du quartier concerné, qui n'a pas souhaité que l'AFP divulgue son nom par crainte de représailles, se félicite de la décision. «Ca nous a changé la vie. Ca faisait deux années que l'on ne dormait plus. Maintenant on voit des patrouilles de police, des fourgons de CRS et le calme est enfin revenu. On espère que l'arrêté sera prolongé», a-t-elle confié.

Avec AFP
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