Illustration: Un TGV.
Illustration: Un TGV. - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

avec AFP

Un TGV reliant Paris à Perpignan a dû être dérouté vers la gare de Lyon-Saint-Exupéry samedi pour mettre hors d'état de nuire quatre jeunes Franciliens qui multipliaient les incivilités à l'égard des voyageurs, a-t-on appris ce mercredi de sources concordantes.

Interpellés par la Police aux frontières (PAF) lors de l'arrêt imprévu du TGV en gare de Lyon-Saint-Exupéry, les quatre jeunes ont été placés en garde à vue, puis jugés en comparution immédiate à Lyon lundi. Selon le Progrès, ils ont été condamnés à des peines allant de 1 à 3 mois de prison aménageables.

Une jeune fille giflée

Ces jeunes, originaires de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), avaient embarqué sans billets dans le Paris-Perpignan de 7h15 samedi en gare de Lyon, direction la Méditerranée, selon un porte-parole de la SNCF.

Fumant des joints et buvant de l'alcool dans une rame du TGV, les quatre provocateurs ont rapidement semé la zizanie.

«Ils ont commencé à agresser et à terroriser les voyageurs en milieu de train», a déclaré un porte-parole de la SNCF à l'AFP. Ils ont alors commis plusieurs incivilités, arrachant les baladeurs des oreilles d'un passager, giflant une jeune fille ou insultant une autre passagère.

Ils «terrorisaient la voiture entière»

Quand les deux contrôleurs à bord sont intervenus, ils ont été accueillis par une bordée d'injures. Les quatre resquilleurs étaient «très virulents» et «terrorisaient la voiture entière», selon la SNCF.

Face à ces tensions, le projet d'exfiltration des jeunes en gare de Nîmes, prochain arrêt sur le trajet, a été abandonné et le TGV a effectué un «arrêt exceptionnel» sur Lyon, demandé par les agents SNCF aux alentours de 9h20.

«Nîmes étant plus bas, ils ont dû penser que Lyon était plus proche et ont dû vouloir les faire descendre plus tôt», a expliqué le porte-parole. Les fauteurs de trouble ont alors été interpellés par la PAF. Leur arrestation a été mouvementée, a-t-on confirmé de source policière.

Pas de plainte des voyageurs

Le détournement a causé un retard de 45 mn sur le trajet. A leur arrivée en gare de Perpignan, les deux contrôleurs ont porté plainte pour «outrage et rébellion» envers agents de la SNCF, comme le veut la procédure en cas de débordements, précise la compagnie.

Les voyageurs n'ont eux pas souhaité porté plainte contre leurs agresseurs. La SNCF déplorait mercredi cet incident «exceptionnel» et les désagréments occasionnés.

«Paris-Perpignan, c'est une ligne très, très fréquentée, une ligne de vacances, sans incidents particuliers» habituellement, a souligné le porte-parole de la compagnie, selon lequel «ils ont choisi ce train-là comme ils auraient pu choisir un Paris-Nice ou un Paris-Marseille».