Les parents du petit Grégory Villemin, assassiné en 1984 à l'âge de 4 ans, veulent porter plainte contre le Festival de Jazz de Montreux qui a utilisé sa photo par mégarde pour illustrer une publicité, a déclaré mercredi leur avocat.
Les parents du petit Grégory Villemin, assassiné en 1984 à l'âge de 4 ans, veulent porter plainte contre le Festival de Jazz de Montreux qui a utilisé sa photo par mégarde pour illustrer une publicité, a déclaré mercredi leur avocat. - Joel Saget AFP

L'affaire pourrait avoir une suite. Les parents du petit Grégory Villemin, assassiné en 1984 à l'âge de 4 ans, veulent porter plainte contre le Festival de Jazz de Montreux.  Samedi 13 juillet, ce festival suisse a publié dans son journal une photo du Petit Grégory Villemin, pour promouvoir la crèche mise à disposition de ses visiteurs.

Contacté mardi par 20 Minutes, le porte-parole du festival avait déclaré: «C'est une erreur de notre jeune équipe éditoriale. Elle est notamment constituée de bénévoles. Et c'est un jeune graphiste de 20 ans qui a téléchargé une image sans connaître l'affaire.» «Cet argument de l'erreur commise par un jeune débutant est pitoyable. Et nous entendons agir en justice pour obtenir réparation du préjudice qui a été causé», a répondu Me Thierry Moser, l'avocat des parents Villemin, sur France 3 Lorraine.

«La faute est absolument inexcusable»

«Je pensais hier avec un peu de naïveté que peut-être il y aurait de la bonne foi de la part des organisateurs du festival, mais nous ne le croyons plus», a-t-il ajouté. «La faute est absolument inexcusable et nous pensons même à un coup médiatique organisé par le Festival (...). Nous ne discernons aucune excuse qui soit admissible», a poursuivi l'avocat.

C'est un internaute qui a révélé mardi qu'une photo légèrement floutée du petit Grégory avait été utilisée pour illustrer une publicité pour la garderie d'enfants du Festival de Montreux, qui figurait à la dernière page de son journal appelé Montreux Jazz Chronicle. Les organisateurs avaient alors affirmé mesuré «la gravité» de cette «erreur regrettable». Mais pour l'avocat, la rédaction en chef du Montreux Jazz Chronicle, qui n'a pas repéré cette énorme bourde à temps, a également sa part de responsabilité.

Les exemplaires du journal ont été immédiatement retirés de la circulation une fois l'erreur connue, a-t-il précisé. L'assassinat du petit Grégory est l'une des plus retentissantes affaires judiciaires des 30 dernières années, qui n'a jamais été résolue.

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