Restos du cœur: Le photographe s'explique

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Publié le 3 juillet 2013.

SOCIETE - Gaston Bergeret, auteur du portrait de Coluche en 1985, a expliqué mercredi dans un communiqué adressé à «Libération» pourquoi il demande des droits sur l'exploitation de la photo, tout en continuant à en autoriser l'utilisation sur les lieux de distribution des repas...

Une mise au point. Mercredi, après les violentes critiques et réactions indignées qui ont suivi l’annonce de sa décision d’assigner en justice Les Restos du Cœur, le photographe Gaston Bergeret a choisi de s’expliquer dans un long communiqué publié sur le site Next de Libération.

Ce qui est en jeu, ce sont les droits d'auteur de sa photo de Coluche que «Les Restaurants du cœur utilisent intensivement depuis vingt-sept ans», explique-t-il. Le photographe rappelle qu’il avait donné, en 1986, l'autorisation de «manière orale et à titre gratuit que [l]a photographie soit utilisée sur un support traditionnel d’affichette sur les lieux de distribution des repas des Restos du cœur».

Stopper abus et dérives

Mais selon lui, cette autorisation a été très largement outrepassée, le cliché étant utilisé pour des supports sur lesquels il n'a jamais été consulté (tee-shirts, tickets-restaurant, DVD, etc.) et «par des tiers exploitants dont le choix a été fait sans que l’on me demande quoi que ce soit (commerce de tee-shirts Eleven, TF1, Universal Music France, Sony Music Entertainment France, RTL, etc.)», détaille-t-il.

«Le dernier spectacle des Enfoirés, diffusé sur TF1 le 15 mars , où la photographie que j’ai réalisée est affublée d’une moustache, sans aucun lien avec l’activité des Restos du cœur, mais pour l’intégrer dans une collection de tee-shirts édités par une société commerciale, Eleven Paris, m’a convaincu que je devais agir pour arrêter ces dérives», détaille-t-il.

Poursuites civiles et non pénales

Après l’échec d’une tentative de règlement amiable, le photographe explique donc avoir décidé de «s’en remettre à la justice».

«Je ne porte pas plainte, mon action n’est pas pénale mais uniquement civile. Elle est aussi dirigée contre les exploitants qui tirent évidemment un large profit du geste désintéressé que j’ai eu il y a vingt-sept ans, (dont les Restos du cœur ont déjà très largement bénéficié): Eleven, Télévision française 1, Universal Music France, Sony Music Entertainment France, et RTL», poursuit-il.

«Les Restos du cœur ont gratuitement bénéficié et plus que largement de cette photographie depuis vingt-sept ans. Je continue à autoriser gratuitement l’association des Restos du cœur à utiliser ma photographie sans modification et créditée sur les lieux de distribution de repas: c’était mon engagement initial et je m’y tiens. Je demande aux Restos du cœur et aux exploitants que j’ai assignés de le respecter», conclut-il.

C.P.
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