Marine Le Pen le 23 mai 2013 à Hénin-Beaumont.
Marine Le Pen le 23 mai 2013 à Hénin-Beaumont. - CHIBANE BAZIZ/SIPA

avec AFP

Le Parlement européen lève l'immunité de Marine Le Pen, président du Front national, ce mardi.

Cette décision ouvrirait la voie à une procédure judiciaire contre la présidente du Front national après des propos assimilant les «prières de rue» des musulmans à une «occupation».

«Je le maintiens. Ma levée d'immunité parlementaire sera votée par mes adversaires politiques UMP-PS. Cela ne me pose aucune problème», avait affirmé poursuivi MarineLe Pen sur LCI lundi matin.

C'est pour «tenter de m'intimider», a-t-elle soutenu. «Je remarque que l'immunité est conservée pour des députés qui tapent dans la caisse» mais pas «quand il s'agit d'un propos politique (...). Il va y avoir un procès"»et «j'espère le gagner», a-t-elle ajouté, revendiquant sa «liberté d'expression».

Gollnisch et Jean-Marie Le Pen déjà visés par cette procédure

Avant Marine Le Pen, Bruno Gollnisch, autre eurodéputé du Front National, a été privé à deux reprises de son immunité parlementaire après des propos qui avaient donné lieu à des poursuites en France.

Et en 1998, son père Jean-Marie Le Pen avait été visé par la même procédure après avoir déclaré que les chambres à gaz nazies étaient «un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale».

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