Des policiers lors d'une opération antiterroriste en Ile-de-France, le 10 octobre 2012.
Des policiers lors d'une opération antiterroriste en Ile-de-France, le 10 octobre 2012. - A.GELABART/20MINUTES

Six personnes ont été interpellées lundi matin en région parisienne dans le cadre du démantèlement d'une cellule islamiste radicale soupçonnée de projeter «des actes terroristes» sur le sol français, selon une source proche de l'enquête.

Ces six suspects, âgés de 22 à 38 ans, «tous connus des services de police pour des faits de délinquance grave», ont été placés en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire à Levallois-Perret.

Des projets d'actes «visant des personnalités»

Parmi les membres de cette cellule figurent un Béninois, un Comorien et quatre personnes de nationalité française, a précisé une source proche du dossier. Ils ont été interpellés par les hommes de la Sdat à Stains (Seine-Saint-Denis), Trappes (Yvelines) et Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne).

Les membres de la cellule sont notamment soupçonnés d'être impliqués dans le hold-up d'une agence de la Banque Postale en Seine-et-Marne en avril «et projetaient apparemment de commettre d'autres vols à main armée», a dit la source proche de l'enquête. «Ils projetaient de commettre des actes terroristes visant des personnalités en France». Leur garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.

«C'est une très belle affaire. Ce groupe démantelé est un groupe très sérieux», a assuré une source proche du dossier.

Deuxième démantèlement en huit mois

Récemment, en octobre 2012, la police avait démantelé une autre cellule islamiste en France, soupçonnée d'avoir attaqué à la grenade le 19 septembre 2012 une épicerie juive à Sarcelles (Val-d'Oise). La plupart des membres de cette cellule avaient un profil de délinquants convertis à «l'islam radical».

Le coup de filet d'octobre avait été marqué par le décès du chef présumé de cette cellule, Jérémie Louis-Sidney, abattu à Strasbourg par la riposte de policiers sur lesquels il avait tiré alors qu'ils venaient l'arrêter. Les enquêteurs pensent que plusieurs des suspects poursuivis dans ce dossier ont participé à la mise en place d'une filière visant à rejoindre des groupes armés à l'étranger pour y mener le djihad.

«Plus de frontière entre l'intérieur et l'extérieur», selon Valls

«Nous faisons face à une menace terroriste mondiale, elle est élevée, elle frappe l'ensemble de la planète» et «la France est concernée», déclarait fin mai le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

Citant notamment les sept meurtres commis l'an dernier par Mohamed Merah dans le Sud-Ouest, il avait rappelé que «depuis plusieurs mois, les services de renseignement, la police, l'antiterrorisme agissent et ont démantelé des cellules, des groupes, arrêté des individus qui s'apprêtaient à frapper en France».

Le ministre avait insisté sur le fait qu'il «n'y a plus de frontière hermétique entre l'intérieur et l'extérieur: les ennemis de l'intérieur et ceux de l'extérieur partagent un combat global, (celui de) mettre à mal les démocraties au nom d'un islamisme radical, un discours de haine».

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