Une foule d'usagers tentent d'entrer dans un train à Gare du nord pendant les grèves de la SNCF, le 7 avril 2010.
Une foule d'usagers tentent d'entrer dans un train à Gare du nord pendant les grèves de la SNCF, le 7 avril 2010. - CHAMUSSY / SIPA

avec AFP

La SNCF a indiqué ce mardi s'attendre jeudi à la circulation de 4 trains sur 10 en moyenne sur les lignes TGV et TER, suite à un appel à la grève des syndicats de cheminots, hostiles au projet de réforme ferroviaire du gouvernement. Les syndicats de cheminots CGT, UNSA, Sud-Rail et CFDT ont appelé à faire grève de mercredi 19h à vendredi 8h.

Les TGV Sud-Est et province-province seront les plus affectés avec 1 train sur 3 en moyenne, selon un communiqué. Pour le TGV Nord, la prévision est de 4 trains sur 10 et de respectivement 1 train sur 2 et 2 trains sur 3 pour les lignes Atlantique et Est. Sur les «Intercités», la prévision est de 3 trains sur 10. Au niveau régional, la SNCF prévoit «plus de 4 services TER sur 10».

Trafic très perturbé en Ile-de-France

En Ile-de-France, le trafic sera également très perturbé sur les lignes B et D du RER avec 1 train sur 3 et les interconnexions nord-sud ne seront pas assurées Gare du Nord et Gare de Lyon. Pour les RER C et E, 1 train sur 2 devrait rouler en moyenne et le service sera «proche de la normale» sur le RER A.

A l'international, le trafic sera en revanche normal sur les lignes Eurostar (Londres), Thalys (Bruxelles, Amsterdam) et Alléo (Allemagne). Des perturbations sont cependant annoncées en direction de la Suisse (1 sur 2) et de l'Italie (1 sur 3).

«Une grève d'inquiétude»

«Le mouvement sera très suivi jeudi», avait indiqué à l'AFP un peu plus tôt un porte-parole de l'entreprise, qui souligne que le trafic redeviendra normal «dès vendredi». La SNCF souligne avoir prévu «un plan massif d'information», notamment via son site internet et un affichage en gare. En outre, un million de courriels doivent être envoyés aux clients abonnés et 500.000 tracts distribués pour faire état du trafic.

La réforme du système ferroviaire présentée le 29 mai en Conseil des ministres «suscite inquiétude et vigilance des cheminots», affirment les syndicats. Ils pointent notamment le projet de créer trois établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) qui, selon eux, laisse la porte ouverte à un éclatement du système ferroviaire.

 

Pour un porte-parole de la SNCF, il s'agit d'«une grève d'inquiétude». Il donne trois raisons à ces inquiétudes: les «conditions de travail, rendues plus difficiles par les incivilités», «la crise et l'avenir comme tous les Français», ainsi que «des inquiétudes sur l'entreprise au moment où une réforme importante s'engage».