Robert Riblet, le plaignant qui porte plainte contre la FDJ, au tribunal de Nanterre, le 27 mai 2013.
Robert Riblet, le plaignant qui porte plainte contre la FDJ, au tribunal de Nanterre, le 27 mai 2013. - A. GELEBART / 20 MINUTES

«Je veux que le FDJ change son système.» Dans les couloirs du tribunal de Nanterre, où il attend ce lundi l’audience durant laquelle il va être confronté à la FDJ, Robert Riblet n’en démord pas. Pour lui, les règles du jeu fixées par la société sont biaisées. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a assigné la société en justice, pour «tromperie, publicité mensongère et escroquerie». Il réclame plus d'un million d'euros de dommages et intérêts à l'entreprise publique.

«Le hasard ne serait pas respecté»

Car dans cette affaire, «le hasard ne serait pas respecté», estime en effet cet ancien industriel aujourd’hui à la retraite, qui détaille dans le livre 100% des perdants ont tenté leur chance comment la FDJ fausserait les règles du jeu. «C’est la question du hasard prépondérant sur laquelle la société s’appuie qui pose question», ont plaidé ses avocats devant la 6e chambre civile. Pour eux, la société ne donnerait pas les mêmes chances de gagner à tous les  joueurs de jeux de grattage.

Cette notion, basée sur l’article 4 d’un décret de 1978 modifié par un décret de 2002, a d’ailleurs été au cœur des débats lors de l’audience. «M. Riblet a inventé cette idée de hasard prépondérant», a même contre-attaqué l’avocate de la FDJ. Pour les avocats de la société de jeux, la programmation informatique et la répartition des lots, pointées du doigt par Robert Riblet, seraient même autorisés par les textes.

Demandant à ce que Robert Riblet soit débouté de sa demande de dommages et intérêts, la société a même demandé, par la voix de ses conseils, à ce qu’il soit «condamné de manière exemplaire», réclamant de son côté 500.000 euros de dommages et intérêts. Prêt à aller jusqu’au bout de son combat, Robert Riblet a indiqué que «si je gagne, je reverserai cette somme à des associations d’orphelins et de victimes de jeux d’argents». La décision sera rendue le 23 août.

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