La pluie et le froid règnent à Paris, et en France, en ce printemps 2013.
La pluie et le froid règnent à Paris, et en France, en ce printemps 2013. - FRED DUFOUR / AFP

Habituellement, ils attendent le début de chaque mois pour rendre publiques leurs analyses. Mais, vu le contexte froid et pluvieux, les prévisionnistes de Météo Consult ont choisi d’avancer un peu leur livraison. Et les nouvelles ne sont pas bonnes. Pascal Scaniver, responsable du service prévisions de Météo Consult, explique à 20 Minutes pourquoi notre été sera «pourri».

Pluie et froid: un scénario probable à 70%

Les modèles américains et européens ont été recoupés. Selon Météo Consult, il y a 70% de chances que notre été soit pourri. Certains calculs envisagent la persistance d’une anomalie froide pendant les trois mois de l’été (juin/juillet/août) conjuguée à des précipitations excédentaires. «On parle ici de moyennes, nuance Pascal Scaniver. Il pourra y avoir des pics de chaleur de quelques jours. Mais la tendance est vraiment pessimiste.»

Les statistiques ne jouent pas en notre faveur

Si l’on jette un coup d’œil dans le rétroviseur, il n’y a pas de quoi être rassuré. Quand les printemps sont maussades comme c’est le cas actuellement, il y a 80% de chances d’avoir un été pourri par la suite. Les experts de Météo Consult citent notamment les treize dernières années. «Depuis 2000, aucun printemps maussade n’a été suivi d’un bel été.» Il faut remonter à 1983 pour trouver un printemps pourri et un mois de juillet caniculaire.

Le fond de l’eau est froid

Atlantique, mer du Nord, Manche ou Méditerranée: les températures de l’eau sont actuellement nettement plus froides que les normales de saison. Résultat: cela entretient un air froid tout autour de l’Europe de l’ouest. Compte tenu du déficit –qui s’élève à 5°C pour la mer du Nord et la Manche– «il est peu probable que le retard soit rattrapé durant les prochaines semaines», pensent les spécialistes. «Cela repousse d’autant plus la possibilité qu’une vague de chaleur s’installe, poursuit Pascal Scaniver. Et si c’était le cas, la chaleur remonterait plus vers l’Europe de l’est que sur notre façade océanique…»

Il faudra attendre septembre et octobre

Deux à trois degrés de moins que les autres étés. Des cumuls pluviométriques deux fois élevés que la normale. «Ce scénario paraît extrême, explique Pascal Scaniver. Mais nos modèles tablent sur un été vraiment mauvais.» Selon ces fameux modèles, les quelques pics de chaleur pourraient être suivis d’orages violents. Avec une possible amélioration en fin de saison, c’est-à-dire en septembre et en octobre. «Peut-être à partir du 15 août mais sans doute pas avant», conclut Pascal Scaniver.

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