Des poubelles dans les rues de Paris, en 2011.
Des poubelles dans les rues de Paris, en 2011. - A. GELEBART / 20 MINUTES

Alexandra Luthereau

Les éboueurs débrayent. Un peu partout en France, ce lundi matin, les éboueurs se sont mis en grève pour protester contre leurs conditions de travail. «La principale raison de la grève, c'est la reconnaissance de la pénibilité», explique ainsi à l'AFP Régis Vieceli, secrétaire général de la CGT Nettoiement. Les agents des déchets réclament notamment que leur métier soit inscrit dans la «catégorie insalubre» pour bénéficier d’un départ anticipé à la retraite à 50 ans, contre 57 aujourd’hui.

Avec, comme argument, une étude indiquant que l’espérance de vie des éboueurs est identique à celle des égoutiers. Ceux-ci vivent sept ans de moins que les autres ouvriers, soit dix-sept ans de moins que le reste de la population, indique une autre étude menée par l’Inserm et la mairie de Paris parue en 2010.
 

Métier en catégorie «insalubre» demandée

Les quelque 150 agents au pied de la Tour Eiffel lundi après-midi souhaitent également une amélioration de leurs conditions de travail, salaires, déroulement de carrière et demandent un «retour en régie de tout ce qui a été privatisé dans la filière collecte et traitement».
 
Cette grève de 24 heures au niveau national ne devrait pas créer d’incidence en matière de collecte sur Paris, ont indiqué les responsables CGT. En revanche, quelques perturbations dans certaines collectivités sont à prévoir.
 
Les éboueurs ont déposé en préfecture le même cahier revendicatif qui devait être remis à la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, à Paris.