Montreuil, le 6 mai 2013. Regroupés devant la mairie de Montreuil, des migrants  Maliens expulsés de leur squat attendent de trouver une solution pour passer la nuit.
Montreuil, le 6 mai 2013. Regroupés devant la mairie de Montreuil, des migrants  Maliens expulsés de leur squat attendent de trouver une solution pour passer la nuit. - P. M.TALBOT / 20 MINUTES

Lundi, aux alentours de 6 h du matin, 90 migrants maliens issus du foyer Bara à Montreuil ont été expulsés d’un bâtiment vide appartenant au conseil général de Seine-Saint-Denis, au 61 rue Rapatel. Ils occupaient cet endroit depuis le 30 avril 2013 et vivaient dans des conditions difficiles. Ils étaient notamment privés d’eau. «Ce bâtiment est innocupé depuis plus de dix ans», affirme Lamine, un des migrants. Six mineurs isolés était également présents parmi eux.

Deux migrants hospitalisés après l’expulsion

Selon des témoignages, ils ont été expulsés par la police de «manière violente». Les forces de l’ordre n'ont pas hésité à faire usage de gaz lacrymogènes. Deux personnes sont actuellement hospitalisées et quatre au commissariat. «La police est entrée dans l'immeuble de force. Nous voulions sortir avec nos affaires mais ils nous ont dit qu’ils n’avaient pas le temps d’attendre. Alors ils ont commencé à gazer», explique Mamadou Fofana.

Entre 60 et 70 migrants se sont de suite dirigés devant la mairie de Montreuil pour protester contre cette expulsion et demander un endroit pour vivre de façon décente. Riva Gherchanoc, membre du Front de gauche justifie sa présence sur place avec d'autres militants: «Nous sommes unis avec eux. Si il y a une chose qui a toujours eu lieu à Montreuil c'est la solidarité. La diaspora malienne a toujours été solidaire. Nous nous devons donc d'être là.»

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