La «Fish pédicure» sous contrôle

SOIN L'Agence nationale de sécurité sanitaire souligne les risques liés au «Fish spa»

Romain Lescurieux

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Les poissons se ruent sur les peaux mortes dès l'immersion des pieds.

Les poissons se ruent sur les peaux mortes dès l'immersion des pieds. — P.-M. Talbot / 20 Minutes

Selon un récent rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), la « Fish pédicure » n'est pas sans danger. L'Anses considère en effet que se faire gober les peaux mortes par des petits poissons comporte un risque potentiel de «transmission d'agents pathogènes d'origine humaine ou animale par le biais de l'eau ou des poissons». A ce jour, aucun cas n'a cependant été rapporté en France. 

 

« Des pieds désinfectés »

«Les pieds de nos clients sont désinfectés avec un gel antibactérien avant chaque séance», explique Nathalie, responsable de Girl's Nails, un institut de beauté parisien. «Nous n'acceptons que les pieds en bon état. Si nous repérons une lésion ou un problème de peau nous refusons la personne », poursuit-elle. La professionnelle possède deux bacs de «Fish pédicure» depuis juin 2011. Toutefois, elle confie préférer le terme de «Fish spa» à celui de «Fish pédicure». «Nos installations sont destinées uniquement à un usage esthétique et non à des fins médicales », explique-t-elle. Dans son rapport, l'Anses demande que cette activité soit mieux encadrée pour éviter les risques.

Seuls 10 % auraient obtenu les agréments. Au client donc de se renseigner sur l'habilitation de l'établissement qu'il choisit de fréquenter. «La procédure d'ouverture d'un centre est très longue et peut décourager», affirme Nathalie. Une fois l'autorisation de la préfecture obtenue (lire encadré), les règles sont strictes. La qualité de l'eau doit être testée tous les jours et un tiers de l'eau changé une fois par semaine. «Nos aquariums sont également vérifiés tous les mois par une entreprise spécialisée», conclut Nathalie.

 

Des conditions d'ouverture strictes

Pour ouvrir un centre de « Fish spa », il faut dans un premier temps participer à une formation de 96 heures pour décrocher un certificat de capacité. Puis, les personnes désireuses d'ouvrir leur établissement doivent remplir un dossier administratif et se rendre à une convocation devant une commission à la préfecture. Cette dernière donnera ou non son autorisation d'ouverture.

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