Illustration: une personne handicapée sur un fauteuil roulant.
Illustration: une personne handicapée sur un fauteuil roulant. - DURAND FLORENCE/SIPA

Corentin Chauvel

C’est illégal en France, mais le conseil général de l’Essonne voudrait mettre en place un véritable service d’assistance sexuelle aux personnes handicapées, rapporte Le Parisien ce jeudi.

Cet «éveil à la sexualité», effectué dans le cadre des services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS), ne s’adresserait qu’aux «personnes lourdement handicapées qui n’ont pas la maîtrise de leur corps», a précisé au quotidien Jérôme Guedj, le président socialiste du conseil général de l’Essonne. Ce dernier sera cependant obligé de rendre ce service gratuit pour ne pas que cela soit considéré comme de la prostitution. «La relation tarifée est bannie», a-t-il insisté.

Les associations satisfaites

Cette initiative est saluée par les associations d’aide aux handicapés. «Qu’une collectivité dépasse ainsi les tabous et tente de répondre à la problématique, c’est très encourageant», a déclaré au Parisien la vice-présidente de l’Association des paralysés de France, Pascale Ribes.

Le débat sur l’assistance sexuelle aux handicapés fait toujours rage en France, alors que d’autres pays l’ont rendu légale comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Danemark, de même que certains Etats américains. La semaine dernière, le Comité national consultatif d'éthique a rendu un avis défavorable à la mise en place d’un service d’assistants sexuels.

 

>> Approuvez-vous cette expérimentation? Estimez-vous que les «assistants sexuels» sont assimilables à des prostitués? La gratuité proposée par Jérôme Guedj change-t-elle la donne? Pensez-vous que cette pratique devrait être légalisée?

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