Capture d'écran d'une émission de M6 du 25 mars 2012, montrant Abdelkader Merah.
Capture d'écran d'une émission de M6 du 25 mars 2012, montrant Abdelkader Merah. - AFP/M6

Avec Reuters

Le procureur de Paris a demandé le maintien en détention d'Abdelkader Merah et les magistrats instructeurs détiennent assez d'éléments pour le mettre en cause pour complicité dans les crimes commis par son frère, Mohamed Merah, a annoncé lundi Me Olivier Morice, avocat de la famille d'une des victimes.

Les familles des sept victimes tuées il y a près d'un an par ce Français se réclamant d'Al Qaïda sont reçues depuis lundi matin par les juges antiterroristes en charge du dossier. Après les familles des militaires, lundi, les familles des personnes tuées dans une école juive de Toulouse seront reçues mardi.

Mise en cause du frère

«Les juges d'instruction ont pris connaissance des réquisitions du procureur de la République qui demande le maintien en détention d'Abdelkader Merah», a déclaré à l'issue de cette rencontre Me Olivier Morice, précisant que les juges allaient transmettre cette question aux juges de la liberté et de la détention.

«Il va de soi que si les juges d'instruction transmettent cette demande, c'est qu'ils considèrent qu'ils sont en possession d'éléments suffisants pour aujourd'hui mettre en cause Abdelkader Merah pour des faits de complicité, et ils nous ont expliqué cela, de manière extrêmement circonstanciée», a-t-il ajouté.

Mise en examen pour complicité

Les magistrats instructeurs cherchent toujours un «troisième homme» dans ce dossier, a-t-il par ailleurs indiqué. Cette hypothèse a été relancée par le frère aîné des Merah, Abdelghani, dans un ouvrage paru fin 2012. Deux hommes ont été arrêtés à Toulouse dans le cadre de l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah, mais ils ont tous deux été remis en liberté.

Le frère du tueur, Abdelkader Merah, 30 ans, a été mis en examen pour complicité d'assassinats terroristes, ce qu'il nie. Mohamed Merah a tué sept personnes en mars 2012 à Montauban et Toulouse, parmi lesquelles trois enfants juifs. Le jeune Français a été abattu par la police venue l'arrêter, après un siège de son domicile plus de 30 heures.