Les principales composantes de l'islam de France de retour dans le CFCM

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Publié le 23 février 2013.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a adopté samedi une réforme de ses statuts qui ramène dans l'instance «toutes les composantes de l'islam de France», a déclaré à l'AFP un de ses responsables, Abdallah Zekri. L'assemblée générale du CFCM, réunie à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), a adopté à une large majorité (112 pour, 29 contre et 3 blancs) la réforme qui prévoit une direction collégiale et une présidence tournante, selon Abdallah Zekri, président de l'Observatoire contre l'islamophobie. «C'est un premier pas pour mettre un terme aux querelles, maintenant il faut préparer les élections», prévues pour le mois de juin, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le président du CFCM Mohammed Moussaoui précise que «ces nouveaux statuts (...) renforceront l’esprit de concertation (choura) au sein de l’instance représentative du culte musulman afin de mieux répondre aux attentes des musulmans de France». Il ajoute que «les nouveaux statuts adoptés ont été ensuite ratifiés par l’ensemble des fédérations et des grandes mosquées membres du CFCM». Dans un communiqé, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, à salué l’adoption «de la réforme du Conseil français du culte musulman (CFCM)», qui «permet de restaurer un mode de fonctionnement normal à cette instance représentative essentielle, avec laquelle doit à présent s’intensifier le dialogue sur les questions relatives au culte musulman en France».

Le CFCM «neutralisé»?

Le CFCM a été créé en 2003 sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, pour doter les 3,5 millions de musulmans vivant en France d'une instance représentative, mais il a rapidement été grippé par des conflits entre ses différentes composantes. Lors des dernières élections, en 2011, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulmans) et la Grande Mosquée de Paris (GMP, proche des Algériens) avaient boycotté le scrutin. Parmi les grandes fédérations, il ne restait donc que le Rassemblement des musulmans de France (RMF, proche des Marocains), ce qui limitait la légitimité de l'instance.

Le compromis arraché samedi permet de les réunir en accordant un mandat de six ans à une direction collégiale (un président et au moins deux vice-présidents, issus de chacune des grandes fédérations). Le président tournera tous les deux ans (d'abord la GMP, puis l'UOIF et le RMF). Une source proche du dossier craint que le retour des grandes fédérations servent surtout à «neutraliser» le CFCM, qui serait selon elle, réduit à un rôle de «coordination lâche». Outre le RMF, la GMP et l'UOIF, le CFCM regroupe des fédérations turques (CCMTF), afro-antillaises (FFAIACA), le mouvement Tabligh, Foi et Pratique et des représentants des grandes mosquées historiques.

© 2013 AFP
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