L'entrée de l'usine Spanghero, à Castelnaudary (Aude).
L'entrée de l'usine Spanghero, à Castelnaudary (Aude). - LANCELOT FREDERIC/SIPA

B.D. avec AFP

La société Spanghero, au coeur du scandale de la viande de cheval, a décidé de cesser l'activité de négoce de viande pour laquelle son agrément est suspendu depuis le 14 février, a-t-elle annoncé ce vendredi dans un communiqué.

«En amont des conclusions de l'enquête des services vétérinaires, nous avions d'ores et déjà décidé d'arrêter cette activité de négoce car elle ne représente que 2% du chiffre d'affaires de Spanghero», explique le président de l'entreprise de Castelnaudary (Aude), Barthélémy Aguerre, cité dans le communiqué transmis à l'AFP.

Maintien de la suspension de l'agrément sanitaire

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait annoncé plus tôt dans la journée que l'entreprise restait interdite de négoce après la saisie de deux lots nécessitant «des investigations complémentaires». Le ministre rendait compte du rapport de la Brigade d'enquête vétérinaire et phytosanitaire. «Les conclusions de cette enquête conduisent à maintenir la suspension de l'agrément sanitaire» de l'entrepôt concerné et «à maintenir les produits stockés ou y entrant sous contrôle officiel», a indiqué le ministère dans un communiqué.

L'agrément sanitaire de Spanghero SAS, suspendu suite à la découverte de viande de cheval dans des plats préparés, avait été partiellement rétabli lundi, pour les activités de production de viande hachée, de saucisserie, d'élaboration de plats cuisinés et de découpe de viande. Paris a demandé par ailleurs aux autorités néerlandaises «de communiquer les informations sur l'enquête conduite dans les entrepôts par lesquels ces produits ont transité», «compte tenu du rôle central que semble tenir un trader localisé aux Pays-Bas», précise le ministère.