Un employé municipal nettoie le sol après l'immolation d'un homme devant une agence Pôle Emploi de Nantes (Loire-Atlantique).
Un employé municipal nettoie le sol après l'immolation d'un homme devant une agence Pôle Emploi de Nantes (Loire-Atlantique). - FABRICE ELSNER/20MINUTES

A Nantes, Guillaume Frouin

Certains avaient une rose blanche à la main, d’autres des photos du défunt. Près de 200 personnes ont pris part samedi à une marche silencieuse à Nantes en mémoire de Djamal Chaab, ce demandeur d’emploi de 43 ans, qui s’est immolé par le feu mercredi devant une agence Pôle emploi de la ville.

Dans le cortège, on retrouvait l’épouse et la famille de la victime, mais aussi des personnes qui ne le connaissaient pas, comme Françoise. «Je suis là par solidarité avec cet homme, qui n’aurait pas dû mourir et aurait dû être davantage aidé», témoigne cette infirmière de l’Education nationale à la retraite. «Tous ces emplois industriels qui disparaissent, toutes ces délocalisations souvent sans raisons, ne peuvent que générer d’autres drames comme celui-là.» 

 

Cette marche silencieuse, relayée sur les réseaux sociaux et les sites internet alternatifs, pourrait être suivie par d’autres rassemblements, mercredi, devant les agences Pôle Emploi de France: un appel à la «riposte» contre ce «drame de la précarité» a été lancé sur Facebook.