Suicide d'un chômeur à Nantes: La famille sous le choc

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Publié le 15 février 2013.

FAITS DIVERS – Son épouse et ses beaux-parents se sont confiés, deux jours après le drame...

L'émotion est toujours vive. Deux jours après le suicide de Djamal C. à Nantes (Loire-Atlatntique) devant une agence de Pôle emploi, la famille de ce travailleur précaire en fin de droit âgé de 41 ans ne comprend toujours pas son geste, comme elle l'a confié au Parisien ce vendredi.

Son beau-père, qui avait «beaucoup d'estime pour lui», parle d'un gendre «honnête, droit, poli, intelligent». «Il nous a flingués», lâche ce beau-père, très éprouvé par le décès de son gendre.

Restaurer son honneur

Sa fille, Nicole, avait rencontré Djamal en Algérie il y a cinq ans avant de l’épouser ensuite en France, rapporte le journal. «On l'a aimé et il nous aimait aussi», confie l'épouse de Djamal. Marié en France, le couple vivait dans un quartier tranquille de l'est de Nantes. Djamal s'était notamment «beaucoup impliqué auprès de la famille de l'un des otages enlevés au Niger. Il les aidait à faire des traductions en arabe», insiste la mère de son épouse.

L'homme avait suivi une formation en chaudronnerie et travaillait de nuit pour une entreprise de transports. «Il faisait de la manutention. Il avait travaillé tout le mois de décembre mais c'était plus calme en janvier. Il ne rechignait jamais à la tâche», ont indiqué ses beaux-parents au Parisien.

Car les beaux-parents de Djamal veulent restaurer son honneur, comme ils l'on confié au quotidien. «On a entendu certains dire qu'il travaillait au noir, c'est totalement faux, s'étranglent-ils. Il enchaînait les missions d'intérim à chaque fois qu'il le pouvait. C'était un gros bosseur, très apprécié par ses employeurs.»

«Double peine»

Selon les premiers éléments de l'enquête Djamal aurait en fait oublié de déclarer certaines heures à Pôle Emploi. C'est en voulant obtenir ses droits à l'assurance chômage que sa situation aurait basculé. «On lui a demandé de rembourser le trop-perçu mais il a surtout été victime de la double peine puisque, dans ces cas-là, l'ouverture des droits à indemnisation est retardée», explique au Parisien Julien Chaillou de la CGT Pôle Emploi.

C'est ce qui aurait précipité le geste de Djamal, qui avait annoncé son terrible projet à la presse locale et à Pôle Emploi. Un geste que personne autour de lui ne semblait pourtant avoir prévu. «C'est quelqu'un qui a toujours été très calme. Lors de son dernier passage, lundi, à l'agence, il n'a pas fait d'esclandre», confiait une employée de Pôle Emploi, qui lui avait alors parlé.

M.Gr.
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