Illustration: Une personne fumant du cannabis.
Illustration: Une personne fumant du cannabis. - N. CHAUVEAU/ SIPA

I.R.

Jusqu’à présent, pour empêcher les gens de fumer du cannabis, les médecins mettaient en avant le risque de développer une schizophrénie ou un cancer de la gorge précoce. Ils pourraient désormais ajouter le risque accru de faire un accident vasculaire cérébral (AVC) grave.

Des chercheurs de l'université d'Auckland, en Nouvelle-Zélande, ont étudié 160 patients, âgés de 18 à 55 ans, victime d’AVC. 16% d’entre eux étaient positifs au cannabis. Ils ont comparé ces 160 patients à 160 personnes tirées au sort, de même âge et de même niveau socio-économique. Parmi ce deuxième groupe, 8 ,1%  présentaient des traces de cannabis dans les urines.

«C'est la première enquête qui démontre un lien possible entre le risque d'attaques cérébrales et le cannabis», a expliqué au Figaro le Pr Alan Barber, coauteur de l'étude. «On a dit au public que le cannabis était sûr, même si c'était une drogue illégale. Notre travail montre que cela pourrait ne pas être le cas. Le cannabis pourrait conduire à l'accident vasculaire cérébral.»

Une étude française, menée dans l’unité neuro-vasculaire du CHU de Strasbourg conclut elle aussi la réalité très probable du risque d’AVC causé par le cannabis. L’équipe de Valérie Wolff souligne néanmoins le besoin de nouvelles études pour posséder des données scientifiques précises.