Reclus de Saint-Nazaire: Le point sur l'affaire

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Publié le 11 janvier 2013.

FAITS-DIVERS – Alors que le père a été placé en garde à vue jeudi, le parquet pourrait ouvrir une information judiciaire contre les deux parents…

Le père des «reclus de Saint-Nazaire» a été placé en garde à vue ce jeudi dans le cadre de l’enquête pénale ouverte pour «abandon moral et matériel de mineurs». Il avait déjà été condamné pour des faits similaires, a indiqué le parquet de Saint-Nazaire.

Samedi, les pompiers avaient découvert six personnes recluses dans un appartement HLM insalubre, dans le quartier de la Trébale. La mère et les enfants n’étaient, selon les témoignages, pas sortis depuis plusieurs années.

Comment ont-ils été découverts?

Dans la nuit de vendredi à samedi, les pompiers de Saint-Nazaire sont appelés pour un malaise. Ils découvrent alors un appartement rendu insalubre par l'humidité et les moisissures, dans lequel Dominique et Christine B., 51 et 47 ans, vivent quasiment sans sortir avec leurs quatre enfants âgés de 14, 17, 19 et 20 ans.

D’après les premiers éléments de l’enquête, les voisins n’avaient plus vu la mère de famille et les quatre enfants voisins depuis plus de trois ans. Seul le père de famille sortait, notamment pour faire les courses. Il enfermait alors sa famille grâce à des verrous.

Comment ont-ils pu se retirer du monde sans se faire remarquer?

Dès mercredi, l’office HLM qui gère le bâtiment dans lequel vivait la famille a dit n’avoir eu «aucun signal d’alerte les concernant». Cet appartement a été loué il y a plus d'une dizaine d'années à cette famille pour un loyer de 350 euros, avait expliqué l’office à Presse océan.

L’absence des enfants à l’école n’a pas non plus éveillé les soupçons car les enfants ont été inscrits au Cned (Centre national d'enseignement à distance) à la rentrée 2009, rapporte Le Parisien.

Le conseil général de Loire-Atlantique, chargé de l'enfance, a néanmoins précisé que la famille était «connue» de ses services.

Où en est l’enquête?

Le parquet de Saint-Nazaire envisage d’ouvrir une information judiciaire contre les deux parents, a déclaré la procureure Florence Lecoq. Ils vivaient le monde extérieur comme «intrusif, hostile et agressif».

«Les premières investigations ne permettent pas de conclure à l’existence des éléments constitutifs du délit de séquestration mais attestent de conditions de vie matérielles, sociales et intellectuelles extrêmement précaires, d’absence d’hygiène et d’un isolement total de la cellule», a expliqué la procureure Florence Le Coq.

«Les trois enfants majeurs entendus n'allèguent aucune violence ou maltraitance», a ajouté Florence Lecoq.

I.R.
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