Pilule de 3e génération: Un syndicat de médecins généralistes exige leur retrait

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Publié le 12 janvier 2013.

SANTE – La Fédération des médecins de France (FMF) porte plainte…

Après les patientes, les médecins. Un syndicat de généralistes, la Fédération des médecins de France (FMF), a annoncé ce jeudi son intention de porter plainte contre l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). «L’objet de la plainte est de demander le retrait d’AMM [autorisation de mise sur le marché] de ces pilules», indique le site Internet du syndicat.

«Si le gouvernement décide que ces médicaments sont dangereux, il faut qu’il demande leur retrait. Le déremboursement n’est pas suffisant», explique à 20 Minutes le Dr Jean-Paul Hamon, président de la fédération. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé que ces pilules ne seraient plus remboursées à partir de fin mars.

Obliger l’ANSM à clarifier sa position

La FMF a le sentiment que les médecins sont laissés seuls face à la crainte des patientes depuis la première plainte. «Depuis début janvier, les généralistes voient beaucoup de femmes à qui ils doivent expliquer les risques de cette pilule, or les risques sont connus depuis des années.»

«Il n’y a pas eu la moindre information donnée aux femmes sur ces pilules, comme par exemple que les risques se réduisent fortement après un an de prise», explique Jean-Paul Hamon.

La plainte, que l’avocat de la FMF devait déposer ce jeudi, a pour but d’obliger la ministre de la Santé et l’ANSM à clarifier leur position sur les pilules. «Que le ministère de la Santé assume le risque de ces pilules», résume le Dr Hamon.

Tous les médicaments ont des effets secondaires

«Si on ne retire pas ces médicaments de la vente, on ne les dérembourse pas», conclut Jean-Paul Hamon qui rappelle que tous les médicaments ont des effets secondaires. Un rappel déjà fait par plusieurs médecins qui craignent que les femmes n’arrêtent d’elles-mêmes leur contraception.

«Les accidents sont extrêmement rares, tant avec les 2e génération qu'avec les 3e génération (de pilule contraceptive). Ces accidents ont toujours existé», a affirmé le professeur Israël Nisand, gynécologue obstétricien au CHU de Strasbourg mercredi sur Europe 1.

Isabelle Raynaud
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