Une fillette au commissariat pour des impayés de cantine

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Publié le 10 janvier 2013.

SOCIETE - L'intervention, qui s'est déroulée à la cantine scolaire, a traumatisé la fillette de 5 ans...

Une petite fille de 5 ans a été retirée mardi de la cantine scolaire d'Ustaritz (Pyrénées-Atlantique) par une policière municipale pour cause d'impayés, rapporte ce jeudi le site de Sud-Ouest. L'élève de grande section, traumatisée par cette intervention, a été emmenée au centre de la police municipale où sa mère est venue la chercher. L'enfant a cru «que ses parents étaient morts» quand elle a vu la policière venir la chercher, mentionne le site.

«La petite a été prise par la police municipale à la cantine, qui est gérée par la municipalité et se trouve en dehors de l'établissement, à 200 mètres», a indiqué à l'AFP le directeur de l'école Saint Vincent, Laurent Aguergaray, confirmant une information du journal Sud Ouest.

«C'est un procédé irresponsable», a-t-il ajouté, précisant que Léa et ses camarades avaient été traumatisés: «Quand Léa est revenue dans l'après-midi ils étaient étonnés. Ils pensaient qu'elle était en prison. La maîtresse a discuté avec toute la classe pour tenter de dédramatiser».

Léa n'était plus inscrite à la cantine pour des factures impayées (à hauteur de 170 euros), ce qui «avait été notifié par la mairie à la maman», précise le site. Le père de Léa ne décolère pas de cette intervention de la police municipale. «Je veux comprendre qui a donné l'ordre d'intervention à la police municipale et pourquoi. J'ai entrepris des démarches, hier mercredi, à la mairie (...) on me répond que l'ordre est venu de la hiérarchie. Mais je ne sais toujours pas qui est cette hiérarchie», a déclaré le père, cité par le quotidien.

Qui a donné l'ordre?

Le maire d'Ustaritz, qui gère la cantine scolaire, a indiqué à une correspondante de l'AFP que «la mère avait été avertie mardi qu’elle devait venir chercher sa fille qui ne pouvait pas déjeuner à la cantine» mais elle n'est finalement «pas venue». Dominique Lesbats a assuré que les services de la mairie étaient engagés «depuis plus d'un an» dans une procédure avec les parents de Léa, qui sont selon lui dans «une mésentente terrible», mais que ces derniers malgré «quatre convocations en 2012» ne se sont «jamais présentés».

Le père de Léa, veut de son côté savoir «qui a donné l'ordre de faire emmener manu militari (s)a fille par une policière» et dit ne pas en vouloir à cette dernière.

La FCPE64 a jugé «totalement injustifiable» cette intervention de la police municipale et estime que «la responsabilité de la mairie d'Ustaritz est pleinement et exclusivement engagée».

A.-L.B. avec AFP
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