Nicolas Bedos au 32e Salon du Livre, à la porte de Versaille, le 17 mars 2012
Nicolas Bedos au 32e Salon du Livre, à la porte de Versaille, le 17 mars 2012 - BENAROCH/SIPA

M.Gr.

Tout est parti de deux chroniques, publiées sur le site Internet de Marianne. Dans «Indolence insulaire», publiée le 9 décembre et «Un voyage en Chirac», mise en ligne le 16 décembre, Nicolas Bedos emploie les expressions «enculé de nègre» et «indolence insulaire» dans la première ainsi qu’«autochtone oisif» dans la seconde.

Trois expressions qui ont eu du mal à passer auprès du CollectifDom, qui a déposé plainte contre l’humoriste. Selon l’avocat Jules Ramaël, Nicolas Bedos est allé trop loin, rapporte France Info ce mercredi. D’après l’avocat, ces expressions ne peuvent être justifiées par l’humour, «car l’humour n’autorise en aucune façon l’injure raciale» et que l’humour utilisé, dans ces chroniques, «est néfaste pour la communauté antillaise puisqu’il contribue à vulgariser et à banaliser des propos racistes.

Cette plainte a fait sortir Nicolas Bedos de ses gonds. Contacté par France Info, il explique être allé -avec ces deux chroniques- «dans le sens des gens qui viennent de m'attaquer». Il raconte «faire l'éloge de cette île, de l'indépendance d'esprit, de la liberté. Je fais la critique des colons, des Békés et des bourrins. Donc qu'on ne m'attaque pas sur ce que je dénonce».

Toujours selon Nicolas Bedos, qui explique qu’employer le terme «nègre» «le banalise pour mieux le dénoncer», «il faut avant apprendre à lire un papier qui est exactement l'inverse de ce qu'ils ont compris. Ça me fait de la peine que des gens n'arrivent pas à comprendre le degré zéro du deuxième degré», s’est-il ému.

D’après lui, «il est temps, une bonne fois pour toute, que l'on fasse le procès de ces associations qui n'ont rien d'autre à foutre que d'emmerder  des comiques, des rigoleurs, des amuseurs et des petits Molières de supérette».