Pilules de 3e génération: Le pôle santé publique se saisit du dossier

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Publié le 31 décembre 2012.

JUSTICE - Le tribunal de grande instance de Paris s'est saisi de la plainte d'une jeune fille, qui devrait être imitée sous peu par d'autres plaignantes...

Le pôle santé publique du tribunal de grande instance (TGI) de Paris s'est saisi de la plainte d'une jeune femme qui accuse la pilule de troisième génération d'être à l'origine de son handicap, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Cette première plainte, qui vise le laboratoire Bayer et le directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait été initialement déposée auprès du parquet de Bobigny.

30 autres plaignantes en janvier

Les avocats de la jeune femme ont annoncé samedi que les plaintes de 30 autres femmes s'estimant victimes de pilules contraceptives de troisième et quatrième génération seraient déposées début janvier. Elles seront donc traitées par le pôle santé du TGI de Paris qui centralise donc désormais le dossier et devra décider d'une éventuelle ouverture d'enquête préliminaire, d'une information judiciaire ou d'un classement sans suite.

La première a été déposée par Marion Larat, 25 ans, handicapée à 65% depuis son AVC, qui a porté plainte contre le directeur général de Bayer Santé pour «atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine», ont annoncé mi-décembre ses avocats, Me Philippe Courtois et Me Jean-Christophe Coubris.

13.500 plaintes aux États-Unis

L'agence du médicament a lancé plusieurs alertes dans le passé sur les risques thrombo-emboliques des pilules de troisième génération, prises aujourd'hui par 1,5 à 2 millions de femmes en France, préconisant qu'elles ne soient prescrites qu'en second recours. Ces démarches judiciaires viennent relayer des critiques contre les pilules contraceptives de troisième génération, notamment aux Etats-Unis, où 13.500 plaintes ont été déposées contre la pilule YAZ, également du laboratoire Bayer.

En France, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé mi-septembre la fin du remboursement par la Sécurité sociale de ces pilules, qui ne prendra cependant effet qu'à compter du 30 septembre 2013.

Avec AFP
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