Laurent et Simone Gbagbo, lors d’une cérémonie commémorative au stade Félix-Houphouët-Boigny à Abidjan (Côte d’Ivoire), le 1er avril 2009.
Laurent et Simone Gbagbo, lors d’une cérémonie commémorative au stade Félix-Houphouët-Boigny à Abidjan (Côte d’Ivoire), le 1er avril 2009. - L.GNAGO/ REUTERS

Sipa

La Cour pénale internationale (CPI) a rendu public jeudi un mandat d'arrêt délivré à l'encontre la femme de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour meurtres, viols et persécutions. Il s'agit de la première femme accusée par cette instance pénale internationale depuis dix ans. La CPI a délivré un mandat d'arrêt le 29 février visant Simone Gbago pour crimes contre l'humanité.

Son mari, Laurent Gbagbo, qui fait l'objet d'accusations similaires, se trouve actuellement détenu à la Haye. Il avait refusé de céder le pouvoir à Alassane Ouattara après sa défaite à la présidentielle en 2010, déclenchant plus de six mois d'affrontements entre les partisans des deux hommes, durant lesquels près de 3.000 personnes ont été tuées. L'ancien président ivoirien a été arrêté en avril 2011.

Assignée à résidence

Un membre du gouvernement d'Alassane Ouattara a toutefois déclaré que la Côte d'Ivoire a refusé l'extradition de Simone Gbagbo. «Nous avons informé (la CIP de notre décision) il y a longtemps», a-t-il déclaré. Mais le procureur de la Cour, Fatou Bensouda, a exhorté Abidjan à accepter l'extradition.

«Ce type de crimes commis après les élections de 2010 ne sont pas fortuits, ils ont été planifiés et coordonnés par des hauts milieux politiques et militaires et ils doivent assumer leur part de responsabilité», a-t-il soutenu dans un communiqué.Simone Gbagbo, âgée de 63 ans, est assignée à résidence dans le nord-ouest de Odienne par les autorités ivoiriennes.