Notre-Dame-des-Landes: L'aéroport de la discorde

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Publié le 15 novembre 2012.

AMENAGEMENT - «Manifestation de réoccupation» au nord de Nantes...

Entre «8.000 et 10.000» manifestants sont attendus samedi par la police à Notre-Dame-des-Landes, à 30km au nord de Nantes, pour une «manifestation de réoccupation» de la zone réservée au futur aéroport. Depuis un mois, les forces de l’ordre ont en effet délogé les militants anticapitalistes qui occupaient la dizaine de maisons et terrains rachetés par les pouvoirs publics et le concessionnaire, Vinci. Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) et Jean-Vincent Placé (Europe Ecologie - Les Verts) seront de la partie.

Les «réserves» de la commission

Pourtant, rien ne semble pouvoir arrêter ce projet vieux de trente ans, déclaré «d’utilité publique» en 2008. Les participations de l’Etat (125,5 millions d’euros) et des collectivités locales (115,5 millions) ont en effet été actées, en complément des 320 millions d’euros du groupe Vinci. Une concession de 55 ans a également été confiée au groupe français de BTP. Un «avis favorable» a même été rendu par la commission d’enquête publique chargée d’étudier le respect de la loi sur l’eau par le futur aéroport.

Les deux «réserves» qu’elle a posées continuent néanmoins d’alimenter les espoirs des opposants au projet. Un «collège d’experts indépendants» devra en effet valider la méthode de compensation des zones humides détruites par Vinci, qui se veut «plus qualitative que quantitative». Une condition sine qua none au démarrage des travaux lourds d’aménagement, prévu dans un an. Des recours en justice ou devant les instances européennes – non suspensifs – ont aussi été déposés.

Ces autres projets abandonnés

Surtout, les opposants gardent en tête des antécédents fameux. Un projet de centrale nucléaire a ainsi été abandonné au Pellerin (Loire-Atlantique) en 1997, avec vingt-trois ans de lutte des habitants locaux et des écologistes. Une extension du port de Nantes/Saint-Nazaire sur des rosières écologiquement fragiles, combattue pendant trente ans,  a également pris l’eau en 2009

A Nantes, Guillaume Frouin

Des violences grandissantes depuis un mois

Les expulsions des militants anticapitalistes sont émaillées, depuis un mois, de violences avec les forces de l’ordre. Selon la préfecture, 25 gendarmes et policiers ont été blessés au cours de ces heurts. Un vigile, chargé de surveiller une maison du conseil général située à proximité de l’aéroport, a également été frappé dans la nuit de lundi à mardi par «une vingtaine d’individus armés de barres de fer et de gourdins».

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