Une fillette hospitalisée après une allergie à des vêtements chinois

41 contributions
Publié le 8 novembre 2012.

SANTE - La petite Marie, dans l'Orne, a été contaminée par une substance présente dans des vêtements chinois offerts pour son anniversaire...

Dans l’Orne, à l’Aigle, la petite Marie a dû être hospitalisée après avoir essayé des vêtements «made in China» reçus en cadeau pour ses quatre ans. Dès le lendemain, des boutons apparaissent sur tout son corps et «de graves lésions sur le visage lui ont fait vivre un véritable calvaire» rapporte Le Réveil Normand. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes «s'est saisie de l'affaire».

Interrogée par RTL, sa mère comprend rapidement l’origine de la contamination: «Elle avait l’empreinte de la jupe et l’empreinte du t-shirt». En se grattant, l’enfant propage la réaction jusque sur son visage. «Elle avait des boutons partout et ne pouvait plus ouvrir l'œil» décrit la maman.

Le DMF, substance interdite en France

Marie est alors hospitalisée puis emmenée chez une dermatologue. La spécialiste établit le lien entre la violente allergie et la présence dans le vêtement d’un fongicide dangereux, le diméthylfumarate, ou DMF. Une substance chimique interdite à l’importation en France depuis 2008 mais toujours utilisée en Chine pour lutter contre les moisissures dans la fabrication des canapés, vêtements et chaussures. «Nous sommes sur le terrain, nous faisons des analyses du produit», a précisé jeudi la DGCCRF. Pas question donc pour elle de certifier que la réaction allergique ait été occasionnée par le fongicide.

«La petite fille a eu des tâches, a été très abîmée par une réaction allergique», a commenté la DGCCRF, expliquant qu'elle avait été prévenue de l'affaire seulement par voie de presse, en l'absence de plainte des parents. Aucune plainte n'a été déposée pour l'instant, a confirmé à Sipa la gendarmerie de l'Aigle. Le parquet d'Alençon lui n'était pas en mesure, jeudi midi, de communiquer sur l'affaire.

Les vêtements retirés de la circulation

«Tous les moyens des services de l'État ont été mis en oeuvre pour que les stocks restants de vêtements identiques à ceux de la petite fille soient retirés de la circulation dans tout le territoire de la communauté de communes du Pays de l'Aigle», a pour sa part précisé à Sipa le maire de la commune de L'Aigle, Thierry Pinot, jeudi en fin de matinée. Il se disait même «rassuré» et affirmait que «la personne, les produits, les lieux de vente» avaient été «identifiés», sans vouloir en dire plus sur l'identité et l'état de santé de la fillette, hors de danger selon RTL.fr.

A.D. avec agence
publicité
publicité
publicité

publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr