Mariage gay: Pourquoi sont-ils contre?

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Publié le 5 novembre 2012.

POLITIQUE - Les arguments des opposants au mariage homosexuel sont très divers...

Alors que Christiane Taubira, la Garde des Sceaux  présente un avant-projet de loi ce mercredi en conseil des ministres, les «anti» abattent leurs dernières cartes. Tour d’horizon des arguments utilisés par les élus de droite et les responsables religieux ces dernières semaines contre le mariage pour tous.

Parce que les citoyens n’ont pas été consultés

Ce lundi matin sur BFMTV et RMC, Jean-François Copé candidat à la présidence de l’UMP «demande solennellement à François Hollande de reporter» ce projet estimant que le président de la République «n’a accepté aucune concertation». Une opinion partagée par Monseigneur Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, qui a estimé ce lundi sur France Info que «le débat a manqué».

«L’opinion publique est beaucoup plus troublée qu’on ne le dit» a-t-il estimé. A l’origine de ces déclarations, un sondage BVA paru ce samedi dévoile que le nombre de Français favorables au mariage des homosexuels a baissé. Ils sont 58% en 2012 contre 63% en 2011. Marine Le Pen, elle, propose l'organisation d'un référendum, tout comme Christine Boutin.

Parce que la loi ne concernerait pas assez de monde

«Pourquoi faut-il faire un bouleversement législatif total pour une minorité bien sûr infiniment respectable mais qui n’est pas si importante qu’on veut bien le dire?».  La question de Monseigneur Bernard Podvin lundi matin sur France Info reprend un argument déjà utilisé par le grand rabbin de France Gilles Bernheim dans une publication datée de mi-octobre. Selon le rabbin, «ce qui pose problème dans la loi envisagée, c'est le préjudice qu'elle causerait à l'ensemble de notre société au seul profit d'une infime minorité». 

Selon RTL, les mariages homosexuels «pourraient atteindre le nombre de 10.000 par an, c'est-à-dire moins de 5% du nombre total de mariages à venir».

Parce que cela déconstruirait le droit de la famille

«Il s'agit d'une déconstruction du droit de la famille avec la suppression dans le texte de la référence au père et à la mère» assurait ce dimanche Jean-François Copé sur France Inter. Dans le projet de loi, les mots «père» et «mère» doivent en effet être remplacés par la formule « les parents », et les mots « mari » et « femme » par « les époux ».  Une position partagée par l’Union nationale des associations familiales (Unaf), pour qui  la suppression des termes «père» et «mère» rend «incohérents les dispositifs spécifiques à la maternité ou à la paternité» comme les congés parentaux.

Parce que les enfants ont besoin d’un papa et d’une maman

Pour le cardinal André Vingt-Trois, les enfants doivent «se construire en référence » à un père et une mère. Reprenant l’argument du flou juridique, le cardinal a déclaré: «les couples qui sont mariés aujourd'hui vont changer de statut. Les enfants de ces couples hétéro, alors qu'on leur demande, quand ils vont à l'école, «qui est ton papa, qui est ta maman», devront désormais répondre «c'est mon parent 1, c'est mon parent 2». C'est donc un changement de modèle. (...) Et quand on dit qu'on va autoriser l'adoption des enfants, personne ne parle des droits de l'enfant.»

Parce que la loi ne doit pas obliger les maires à célébrer ces mariages

Au début du mois d’octobre, certains maires ont lancé un appel et organisé une «fronde» réclamant une «clause de conscience» qui leur permettrait de ne pas célébrer ces mariages et de déléguer cette charge à leurs adjoints.

Aurélie Delmas avec agences
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