Le cimetière du Père Lachaise, à Paris.
Le cimetière du Père Lachaise, à Paris. - AFP PHOTO JOEL SAGET

Corentin Chauvel

Les Parisiens pourront finalement profiter de leurs cimetières pour la Toussaint. Le syndicat Supap-FSU, qui avait appelé le personnel d’astreinte à la grève pour le 1er novembre, a levé son préavis ce mercredi, a indiqué à 20 Minutes un responsable syndical.

«Sur le fond, on est tous d’accord pour faire grève, mais cela touche le mortuaire et nous étions très gênés de faire subir aux Parisiens ce que la Ville nous impose», explique Jean-Pierre Vigier, responsable central de Supap-FSU, qui précise que son syndicat réfléchit à une autre manière d’agir, sans doute plus juridique.

S’enchaîner «aux portes des cimetières en attendant la police»

A l’origine, le personnel gréviste avait pour projet de s’enchaîner «aux portes des cimetières en attendant la police», pour protester contre la réquisition de tout le personnel municipal le 1er novembre, même celui normalement en repos. Le syndicat Supap-FSU estime que cette situation, qui dure depuis trois ans, «n’est pas forcément légale et est contraire à la liberté religieuse» car elle empêche les agents de confession chrétienne de se rendre aux offices religieux de la Toussaint.

«On est assez en colère, c’est de la discrimination. On nous manque de respect, mais on ne veut pas en manquer à notre tour aux gens, parce qu’un cimetière, c’est beaucoup de douleur pour eux», indique Jean-Pierre Vigier, qui se satisfait tout de même d’une prochaine réception par l’adjointe sectorielle chargée des espaces verts et de l’environnement à la mairie de Paris. «Si on ne pose pas de problème à la Ville, elle ne nous écoute jamais. Avec ce préavis de grève, il y a eu un échange, elle est obligée de nous recevoir», salue-t-il.