L'imam d'une mosquée parisienne expulsé vers la Tunisie

SÉCURITÉ est accusé d'avoir «valorisé le djihad violent, proféré des propos antisémites et justifié le recours à la violence et aux châtiments corporels contre les femmes»...

Julien Ménielle

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La mosquée Omar, rue Jean Pierre Timbaud à Paris.

La mosquée Omar, rue Jean Pierre Timbaud à Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Mohamed Hammami a finalement été expulsé. L’imam de la mosquée Omar, située dans le 11e arrondissement de Paris, a été éloigné ce mercredi vers la Tunisie, dont il est ressortissant, a annoncé Manuel Valls un communiqué.

Le ministre de l'Intérieur considère que les faits reprochés à Mohamed Hammami sont «particulièrement graves»: «Il a tenu des propos ouvertement hostiles envers les valeurs de la République. Il a valorisé le djihad violent, proféré des propos antisémites et justifié le recours à la violence et aux châtiments corporels contre les femmes», précise son communiqué.

Décision reportée

L’imam, âgé de 76 ans et arrivé de Tunisie dans les années 1960, faisait l’objet d’une procédure d’expulsion lancée en janvier par Claude Guéant. Le ministre de l’Intérieur de l’époque lui attribuait des invitations à battre à mort les femmes adultères ou des propos tels que «l'argent des fidèles ne devrait pas être placé en banque car il profite aux juifs».

Des propos démentis par les fidèles de la mosquée Omar et dans le quartier où officiait Mohamed Hammami. La décision statuant sur son expulsion, prévue en février, avait été reportée.

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