Jérémie Louis-Sidney dans son clip de rap daté de 2009.
Jérémie Louis-Sidney dans son clip de rap daté de 2009. - Capture d'écran France 2

Selon le procureur de Paris, plusieurs suspects de la cellule islamiste démantelée samedi dernier projetaient de se rendre en Syrie pour rejoindre des groupes jihadistes. Deux personnes ont joué un «rôle clé» dans ce projet, dont l’un s'est récemment rendu en Egypte et en Tunisie «avec Jérémie Louis-Sidney pendant trois mois».

Mais Jérémie Louis-Sidney, tué samedi par les forces de l’ordre à Strasbourg, avait, lui, l’intention de se rendre au Mali pour le jihad. C’est en tous les cas ce que sa compagne, libérée jeudi matin sans charges contre elle, a affirmé lors de sa garde à vue à la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), a indiqué à 20 Minutes une source proche du dossier.

Pas plus de précisions sur d’éventuels contacts sur place

Cette compagne, qui devait se marier une deuxième fois religieusement à Jérémie Louis-Sidney samedi dernier, jour de son décès, a révélé que combattre au Nord-Mali était un «projet» qu’il avait évoqué avec elle. Elle était prête à le suivre, en tant qu’épouse religieuse, même si elle était inquiète pour le confort de vie qui l’attendait sur place, a-t-elle encore confié. Elle n’a pas précisé si son compagnon avait pris des contacts avec un groupe étranger pour organiser son voyage ou s’il avait déjà prévu l’itinéraire à suivre pour arriver sur place.

«Elle-même n’aurait pas pris les armes une fois au Mali. Elle semble avoir été manipulée par Jérémie Louis-Sidney, dont elle dit qu’elle recevait parfois des claques. Elle n’était pas en revanche au courant de l’arsenal retrouvé à Torcy ni de ses projets terroristes en France», assure cette source.

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