La Tour Eiffel, le  27 mai 2012.
 La Tour Eiffel, le  27 mai 2012. - R. YAGHOBZADEH / SIPA

Vincent Vantighem

Adieu «métro, boulot, dodo». Bonjour «veaux, vaches, cochons» à la campagne. Selon un sondage CSA* publié ce jeudi, 54% des Franciliens envisagent de «quitter un jour» la région parisienne. Ils sont même 19% à en être «certains».

Provence et Bretagne ont la cote

La force d’attraction de la province pour les Parisiens intoxiqués par la pollution et la foule n’est pas nouvelle. Mais, avec cette étude, elle atteint une proportion inégalée. «Le résultat est massif. Cela fait près de 6 millions de personnes, commente Antoine Colson, organisateur du Salon pour vivre et travailler en province* qui a commandé ce sondage. On sait bien que tous ces gens ne quitteront pas Paris. Mais ça reste très intéressant pour les employeurs dans les régions.»

Surtout ceux situés dans le sud et l’ouest de l’Hexagone. A choisir, les Franciliens quitteraient Paris pour rejoindre d’abord la Provence avant la Bretagne et la région Midi-Pyrénées. Ils sont 68% à espérer y trouver «un cadre de vie plus agréable» et 41% «un coût de la vie moins élevé» . C’est une tendance en profondeur.

Selon l’Insee, l’Ile-de-France présente le taux de migration le plus négatif de toute la France. Entre 2001 et 2006, si 105.000 provinciaux sont arrivés dans la capitale, 178.000 Franciliens ont fait le chemin inverse. «Paris est de plus en plus une étape» dans le parcours des gens», conclut l’Insee.

*Salon : Mardi 16 octobre - Espace Champerret.

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Méthodologie

Sondage CSA réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1.030 personnes.